A dangerous method, un film de David Cronenberg
Sortie le 21 décembre 2011
Tout le monde connaît Freud. Tout le monde connaît Jung. Mais tout le monde ne connaît pas le monde de la psychanalyse et le lien qui liait ces deux hommes qui ont révolutionné notre façon de traiter les maladies mentales. Et ce film résume très bien cette relation entre ces deux grands hommes et surtout leurs différents points de vue. C’était un pari risqué pour Cronenberg : raconter en 1h40, cette relation. Pari réussi.
Jung était le fils « héritier » de Freud, choisi par ce dernier, jusqu’au jour où leur façon d’appréhender leurs patients fut radicalement opposée… Et ce fut Sabina Spielrein, jouée excellemment par Keira Knightley, une jeune femme juive d’origine russe, souffrant d’hystérie, qui fut le détonateur…
Les acteurs jouent remarquablement bien. Keira Knightley joue cette malade hystérique, à la fois très sexuellement dérangée, et toujours dans l’excès, ce qui est le propre de cette maladie. Rôle excessivement difficile qu’elle assume parfaitement bien.
Quant à Michael Fassbender (Jung) et Viggo Mortensen (Freud), ils sont d’un naturel impressionnant. Leur nombreux face à face sont redoutables de véracité. Lequel arrivera à influencer l’autre ?
C’est aussi un film plein d’humour qui n’hésite pas à tourner en dérision la pensée de l’autre… Je pense plus particulièrement à l’intervention de Vincent Cassel en Otto Gross où il délivre de très belles vérités avec beaucoup de dérision sur la condition humaine.
Le film reste une synthèse assez intellectuelle de ce qu’est la psychanalyse. Et Cronenberg le réalise sobrement en invitant le spectateur à réfléchir sur notre condition d’homme et de femme, tout en mettant la sexualité au centre de toute vie, et la liberté d’être. Avec de très belles images et une musique souvent poignante.
Une belle leçon de philosophie ou tout simplement de vie !
Bénédicte
Categorie: Cinéma, Critiques Films










Voilà un billet que j’attendais avec impatience… Ne cessera pas de nous surprendre ce DC ! Sacré changement de registre et toujours bien entouré, même si VM rôde toujours en tant qu’acteur fétiche comme de Niro l’a été avec Scorsese. Une belle alchimie a priori.
Content que ç’a t’ait plu Béné, en tant que psychanalyste de renom, ton opinion vaut de l’or !!
Un bon film, qui change en effet avec un sujet plutôt inhabituel au cinéma. Et le traitement est très propre. DC parvient à faire de la psychanalyse un univers à portée de mains.