AD Intérieurs 2012 : Voyages imaginaires, à Paris

Du 8 au 21 septembre de 11h à 19h
Artcurial
7 rond-point des Champs-Élysées
75008 Paris
Après le succès des deux premières éditions, Artcurial s’allie au magazine AD et à Louis Vuitton pour proposer AD Intérieurs 2012 du 8 au 21 septembre autour d’une nouvelle thématique : les voyages imaginaires.
Pour cette troisième édition, le magazine AD donne carte blanche à 13 décorateurs contemporains, qui chacun livrent leur interprétation des voyages imaginaires, à travers l’agencement d’intérieurs.
Les décorateurs invités:
- François-Joseph Graf
- Bruno Moinard
- Chahan Minassian
- Joseph Dirand pour Louis Vuitton
- Vincent Darré
- Dimore Studio
- Pierre Yovanovitch
- Jean-Louis Deniot
- Rafael de Cardenas
- Charles Zana
- Rose Anne de Pampelonne
- Francis Sultana
- Thierry Lemaire pour le Lounge Sofitel
Salle de bains de maharadjah, salon californien ou encore bibliothèque pour rêver, à chacun sa représentation de l’ailleurs. Qu’il s’agisse d’exprimer un goût pour les cultures lointaines, d’évoquer des paradis perdus intimes, de fantasmer sur des territoires mentaux ou, tout simplement, de chercher à rompre avec la monotonie du quotidien, la décoration offre une forme d’exotisme qui invite à vivre le quotidien autrement.
Laque, nacre, ébène, motifs cachemire, longue est la liste des matières et éléments de décor qui, un jour, nous furent rapportés par les explorateurs. De la déferlante de dessins chinoisants au XVIIIe siècle au grand mélange ethnique des années 1990, en passant par le foisonnement de motifs japonisants à la Belle Époque, les influences lointaines s’affirment toujours par vagues. Elles se succèdent et se juxtaposent parfois, histoire de rompre avec les conventions établies, de remettre en question nos sociétés occidentales et, par là même, leurs règles esthétiques.
L’hybridation accomplie, l’ailleurs cesse d’être étranger. L’imaginaire reprend alors ses droits, empruntant les chemins de traverse, en quête d’autres territoires d’expérimentation. L’exposition propose une suite de voyages imaginaires comme autant de quêtes esthétiques toujours renouvelées.

Le salon californien de Chahan Minassian
La lumière dorée de Palm Springs baigne un salon aux tonalités poudrées meublé de pièces cultes de créateurs américains.
La pièce. Réputé pour son art des décors atmosphériques, fruit de subtils camaïeux, jeux de textures et d’accords stylistiques audacieux, Chahan Minassian dispose devant un mur en céramique de Peter Lane, un canapé de Vladimir Kagan, des fauteuils de John Dickinson et des consoles de Karl Springer. Ces pièces d’icônes du design dialoguent avec une photo de nuages signée Jack Pierson. De ces juxtapositions rêveuses découle un décor serein.
Le décorateur. Yacht de 65 m², résidence dans un gratte-ciel new-yorkais, propriété à Gstaad, Chahan Minassian démultiplie les projets internationaux. Architecte d’intérieur, ensemblier, antiquaire, ce Parisien d’origine arménienne, né au Liban, fut l’un des premiers à promouvoir en France le travail de designers américains qu’il représente dans sa galerie de la rue de Lille à Paris.

La salle de bains de maharadjah de Joseph Dirand pour Louis Vuitton
Une salle de bains néo-Art déco pensée comme un hommage aux princes hindous, clients phare de la maison Louis Vuitton dans les années 1930.
La pièce. Baignoire, sols et murs en marbre Calacatta, boiseries d’ébène, plafond en caissons, verrière quadrillée de bronze, carreaux de douche en or blanc… rien n’est trop beau pour cette salle de bains. Les colonnes en bronze patiné à vasques lumineuses de Jacques-Émile Ruhlmann et Raymond Subes, le vase miroir de Serge Roche, la console en fer forgé de Gilbert Poillerat, tous les éléments composant cette pièce relèvent de l’excellence du savoir-faire français au service de l’art de vivre. Quête de perfection que partagent Louis Vuitton et Joseph Dirand.
Le décorateur. Wonderboy diplômé de l’école d’architecture de Paris-Belleville, Joseph Dirand aime jouer avec les relectures minimales des registres de l’architecture classique, du 18e siècle aux années 1940. Qu’il s’agisse de projets résidentiels à Paris, Londres, New York, Tel-Aviv ou Le Caire, il enchaîne les chantiers prestigieux. Il inaugurera cet automne le nouveau restaurant du Palais de Tokyo, façon brasserie Art déco.

Le salon ethnique graphique de Jean-Louis Deniot
Le dessin d’un imprimé africain est décliné à l’infini dans un jeu de compositions optiques.
La pièce. Réduit, agrandi, revisité, un motif ethnique détermine aussi bien la structure d’un surprenant canapé composé de quinze modules, qu’il inspire le tracé d’un lustre ou orne les panneaux muraux. Tout n’est que répétitions aléatoires et illusions d’optique se reflétant à l’infini dans les mosaïques en miroir oxydé de la cheminée et les feuilles de verre d’un paravent géant. Jean-Louis Deniot se montre doué pour marier graphismes variés, textures et tonalités.
Le décorateur. Aussitôt diplômé de l’École Camondo, en 2000, Jean-Louis Deniot entame ses premiers chantiers. Maison en Corse, appartement à Chicago, hôtel particulier à Delhi, il enchaîne désormais les chantiers aux quatre coins du globe. Son talent pour décontracter le classicisme à la française d’une touche de confort toute américaine lui assure un succès certain. Il excelle dans les mélanges de meubles de provenances diverses qu’il fond en des camaïeux soyeux.

Le lobby chinoisant de Thierry Lemaire pour Sofitel
Des panneaux laqués chinoisants insufflent un esprit asiatique à ce salon d’accueil.
La pièce. La découverte chez un antiquaire d’un paravent datant du 18e siècle inspira au décorateur une composition murale. Les décors peints s’intercalent avec des miroirs noirs, dans un jeu de rayures graphiques. L’influence chinoise se retrouve aussi dans les bibliothèques, consoles et tables d’appoint en bois aux pieds recourbés et au plateau laqué de couleurs vives. Au centre du lobby, deux doubles canapés en velours turquoise composent des îlots conviviaux et élégants, propres à l’art de vivre à la française promu par Sofitel.
Le décorateur. Architecte DESA de Paris, Thierry Lemaire agence depuis 1990, des intérieurs vibrants. De grands espaces contemporains, qu’il s’agisse d’un appartement parisien, d’un chalet à Gstaad ou d’un restaurant à Beyrouth – ses derniers chantiers –, où cohabitent les influences des années 1960 et 1970. Passé maître dans les contrastes entre bois brut, métaux précieux et touches de couleurs, il développe également un mobilier d’exception désormais édité par Modénature.
Categorie: Art Contemporain






