APPALOOSA

Ed Harris ou l’art d’être d’un côté et de l’autre – de la caméra. Bien longtemps qu’on ne l’avait vu aux commandes (Pollock, 2003). Ca n’a pas été chose facile de trouver les quelques 20 millions de dollars nécessaires à la réalisation de ce long métrage… plutôt dirigé dans les plus grandes règles de l’art poussiéreux du western. On ne pourra pas éviter bien entendu le rapprochement avec History of Violence qui affrontait déjà le fabuleux duo Harris/Mortensen, mais dans un tout autre registre.
Appaloosa est une petite ville du Nouveau Mexique, terrorisée par un certain Randall Bragg tueur de shérif. Les habitants moustachus d’Appaloosa feront alors appel au Marshal Virgil Cole et son adjoint dans l’espoir d’un nettoyage efficace et radical. Interviennent alors les 2 compères – en nouveaux conquérants maîtres des lieux, confrontés à la vi(ll)e et à leurs rencontres.

Le scénario est léger, l’ambiance calme et épaisse enveloppée d’un charismatisme à l’esprit de l’ouest lointain. Pas d’overdose de dialogues, beaucoup de visuel magique à l’intrigue subjective. Viggo endosse avec brio son rôle d’invulnérable gentil-violent à la phrase courte. Harris incarne un homme large, simple et à la présence extrêmement puissante. Zellweger - l’empreinte feminine sexuelle du western – arrive également à convaincre. Et Jeremy Irons dans le rôle du miraculé Bragg dégage bien ce jus malsain purgé d’un faciès de salopard satanique.
Jouissif de voir qu’il est aujourd’hui possible de ressusciter le genre, le pérenniser avec un talent huilé et sensible à travers un classicisme moderne qui ébranle même les âmes vierges du western.
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C.




Ah bah si ça vaut le coup alors je me laisserai tenté. j’avais un vieil a priori avec ce titre équestre foireux et cette affiche de Wild Widl West… Mais si tu dis que ça dépote, c’est que ça doit dépoter!
Ouais, un sacré bon film. Le duo d’acteur de « history of violence » remet le couvert pour notre plus grand plaisir. Pour les fans du genre, à voir, assurément !
Ouais vieux E., tente le. Malgré l’affiche cramoisie et le titre peut être mal choisi (inspiré d’un roman), c’est assez surprenant dans le bon sens !
rien ne vaut 3H10 pour yuma ces derniers temps !
Mais paye ta critique Grand Zgeg !!
A défaut, tu payes ton aperal demain soir?
promis pour yuma
et oui j’ai appris par la ptite soeur que tu mettais les pieds ce week end dans notre superbe ville aux deux longs fleuves! terribke!
évidemment que je paye l’ »aperal », tu as toujours le meme numéro de portable? demain midi je sais qu’un bon gros pot au feu made in yann est prévu..ou peut ^^etre préfères tu la surprise du soir? .Pousser la porte de la maison en tout cas, tu dois! we kkep in touchhh
C’est bon tout ça!! C. tu vas pouvoir marketer Publik’Art dans tous les coins :)
T’inquiete vieux aniki, j’me balade jamais sans ma liasse de bizneskard !!
Ale, on s’booke ça pr soir’ce, y’a aussi le flat de Klaret qu’il faut que je pende !
« rien ne vaut 3H10 pour yuma ces derniers temps ! »
La vache, j’ai mis 3h30 à comprendre que 3H10 pour yuma n’était pas un fuseau horaire!
Appaloosa est un bon p’tit western à papa qui vaut essentiellement par la coolitude du duo Harris/Mortensen, alors qu’il prend à contre-pied les fondamentaux du genre (pas de vengeance, guère de chambardements…). Mais ce n’est ici pas à son avantage. Il reste toutefois largement au-dessus de… 3h10 pour Yuma qui est un p’tit peu quand même ce qu’on peut nous réserver de pire comme western. Pour un remake c’est encore moins glorieux. Allez, désolé pour Ale qui va déchanter.