As dreamers do
Le phénomène de la culture pop qui envahit l’Angleterre dans les années 60, rejetant les conventions et ouvrant la voie aux mutations sociales, voilà ce qui caractérise la collection d’art britannique du Centre d’art moderne de la Fondation Calouste Gulbenkian, importante institution culturelle de Lisbonne.
A l’époque, Londres connaissait un bouillonnement culturel comparable à ceux que vécurent un temps Montmartre avec Toulouse Lautrec ou Vienne à l’heure de la Sécession. Cettte culture s’exprime par tous les moyens existants et n’hésite pas à en inventer d’autres : cinéma, musique, littérature, mode, arts visuels, photographie, théâtre : c’est le règne de la minijupe de Mary Quant et la naissance des Beatles. Mais cet âge d’or peut aussi se montrer plus profond, à travers des innovations et une grande créativité en art contrastant avec l’imagerie héritée de la Seconde Guerre Mondiale.
Cinquante ans après, que reste-t-il de cette époque qu’on aimerait bien connaïtre nous aussi? Jamais dépassées, parfois même très modernes, les oeuvres présentées par le centre culturel portugais de Paris semblent déjà annoncer le psychédélisme de la décennie suivante et rappellent ce qu’on voit aujourd’hui dans les grandes foires d’art branchées.
Jusqu’au 2 octobre
Centre Culturel Calouste Gulbenkian
51 Avenue d’Iéna
75116 Paris
01 53 23 93 93
http://www.gulbenkian-paris.org/



