Aufgang en concert à la Machine le 25/03/2010
Nous étions au concert parisien du trio Aufgang à la machine où la scène dévoile d’un coté et de l’autre les deux pianos à queue de Francesco Tristano & Rami Khalifé, et au milieu, la batterie de Aymeric Westrich.
Cette installation évoque à première vue plus un univers de musique dite « classique » que le monde des musiques « contemporaines ». Les trois musiciens ont suivi de prestigieuses formations classiques à New York, tout en développant parallèlement une vraie passion pour la musique électro. C’est à l’occasion d’un concert au mythique festival Sonar de Barcelone en 2005 que le groupe se forme véritablement avec la précieuse aide du géant de l’électro Jeff Mills.
Et c’est en utilisant ses pianos comme des machines dont Francesco rappelle « qu’ils ont une grosse boîte à l’intérieur » et en les confrontant à d’autres machines, à commencer par la batterie, que la formation parvient à générer une musique aussi inspirée que puissante.
Empreint de nuances multiples – de la musique contemporaine à l’electro, en passant par le post-rock – où la composition de leur premier album révèle une audace et une liberté de jeu exaltantes qui repousse encore un peu plus les limites de la musique actuelle et que le public impatient va écouter pour un soir en live.
La soirée débute très fort avec Chanel 7, l’une des pointures de l’album et emblématique de la métamorphose des instruments acoustiques, comme le piano ou la batterie, en machines électroniques qui produisent un son tout aussi classique que futuriste. Avec ses envolées sonores portées tout autant par le son gradué et mélodique du piano que par un beat techno minimaliste, l’intensité produite est Enorme.
Et le live sublime et amplifie le ressenti et l’inspiration créative du titre. S’enchaînent dans une transe inouïe tous les morceaux et qui déploient l’étendue de leur création tantôt méditative, rêveuse, clubesque, ou plus expérimentale avec des approches atonales livrant un savant mix de sonorité classique, contemporaine et de house dansante.
Le public subjugué se laisse transporter dans une autre dimension où l’imbrication des nappes, des boucles martelées, du beat puissant et des notes impressionnistes des pianos, de la batterie font naître un son qui se ressent tout autant qu’il s’intellectualise, s’amplifie et se complexifie.
Cette écoute là est unique, initiatique et proprement révélatrice d’un voyage qui ne s’oublie pas…






Excellent. Ce doit être un sacré moment en live. Content que ça te plaise autant qu’à moi ;-)
Ouiiiiiiiiii Gaël quelle soirée et sur le danceflloor nous étions des anges…
Effectivement, c’est un groupe vraiment original. Gaël, tu as leur disque ?
C’est Amaury qui l’a, mais j’ai pu m’en faire une copie avant de lui envoyer :-)
oui et je l’écoute en boucle…thank you !