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Ballet de l’Opéra national de Bordeaux : Coppélia

[ 2 ] 06/05/2010 |

COPPELIA

BALLET DE L’OPERA NATIONAL DE BORDEAUX

Direction artistique : Charles JUDE

Maison de la Danse, Lyon.

« Coppélia » est un ballet pantomime en deux actes.

Au 1er acte, on découvre Fonzy, superbe marin qui va se marier avec Swanie. Il tombe amoureux de la fille de Coppélius, vieux docteur asocial. Swanie s’en rend compte et réussit à prendre la clé de Coppélius et entraîne ses amies chez le docteur. Tout se passe dans une rue américaine, dans les années 50. Interviennent également les « barmaids », de ravissantes jeunes femmes en petites tenues très fraîches, des couples d’amis et bien sûr, des marins et leur capitaine. Leurs costumes sont très simples, très années 50, et très fleuries ou quadrillées, mais toujours très bien assortis.

Le second acte se passe tout d’abord chez le docteur, dans son atelier où l’on découvre un drôle de monde, rempli d’automates, de choses fantasques. Swanie découvre ce monde mais aussi Fonzy qui tombe sur Coppélius. Le docteur le rend ivre jusqu’au coma pour ainsi donner la vie à Coppélia, son automate, sorte d’effigie de Marylin Monroe. Cela semble réussir car Coppélia vit et détruit tout dans l’atelier !

Je ne dévoilerai pas la suite car c’est un régal et vous la découvrirez en allant voir ce spectacle absolument magnifique sur une musique entrainante.

« Coppélia » a été créé en 1870 par Léo Delibes à l’Opéra de Paris, et joué à diverses reprises.

Charles Jude est à la fois chorégraphe, metteur en scène et danseur (danseur étoile de l’Opéra de Paris, directeur du Ballet de l’Opéra de Bordeaux ) jouant Coppélius.

La mise en scène de Jude est tout à fait innovante, alliant la danse classique à la comédie musicale style Broadway, avec une quarantaine de danseurs, et la magie grâce à Gérard Majax qui apporte son savoir au spectacle qui devient magique dans tous les sens du terme. On voit des automates se déplacer tout seul, une femme sans tête pousser un landau rempli de fleurs, une danseuse automate, et à un moment on voit même le héros, Fonzy (Igor Yébra, Espagnol, danseur étoile du Ballet National de Bordeaux, magnifique de beauté et de jeunesse et plein d’humour) être soulevé de 20cm au-dessus de la scène ! C’est hallucinant ! Et magnifique !

Swanie (Oxana Kucheruk, Ukrainienne, danseuse étoile du Ballet National de Bordeaux) est ravissante, danse remarquablement bien, avec une grâce inouïe.

Quel régal de les voir danser avec tant de légèreté, tant de facilité et tant de grâce ! On a l’impression que rien ne leur demande un effort, que tout est fluide et facile ! Les scènes où les jeunes danseurs, tous plus beaux les uns que les autres, se retrouvent presque tous ensemble sur la scène, sont sublimes, avec un mélange de couleurs fantastiques. Un vrai tableau vivant !

La Maison de la Danse était comble et le ballet a remporté un franc succès.

Allez vite les admirer jusqu’au 12 mai !

- Bénédicte -


Commentaires (2)

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  1. avatar C. dit :

    Un Bordeaux aérien chez les Lyonnais – sympa !! Et la Maison de La Danse ça donne quoi? Combien de spectateurs conviés? Seulement les VIP presse?

  2. avatar Bénédicte dit :

    La Maison de la Danse est le nom de la salle de spectacle, superbe par ailleurs. Elle peut accueillir 1100 spectateurs…

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