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BANG! POW! BOOM! (Insane Clown Posse)

[ 12 ] 01/11/2009 |

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ICP acronyme légendaire pour Insane Clown Posse (à l’origine Inner City Posse), composé de 2 clowns malsains (donc) white trash du double H et catcheurs à leurs heures perdues, Shaggy 2 Dope et Violent J ont su bercer notre jeunesse rebelle et révolutionnaire – et souvent avec talent en parcourant le long et passionnant Dark Carnival. Certains auront probablement été déçus par l’ultime et 6ème Joker Card The Wraith – la grande faucheuse ou grim reaper – scindée en 2 opus (Shangri-La et Hell’s Pit) – par sa médiocrité et surtout son absence d’originalité. On en attendait plus de celle clôturant la fabuleuse retraite des Juggalos à l’hypnose transpirant la dévotion aveugle au Psychopatic crew. Personnellement, je les ai laissés là – atterré par la dimension capitalistique de leur business croissant de succès sur le territoire US – inondant largement le continent depuis leur bourgade de Detroit. Ennemis affichés du blondinet Eminem qu’ils aiment mettre en scène et humilier en concert, ICP saura, depuis 1990, imposer un style bien à eux (Horrorcore) peinturlurés en clowns tueurs de poulets, aux dreadlocks épaisses (quand ils ont des cheveux).

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Des concerts mémorables ponctués et réputés pour leurs seaux de Faygo collant balancés dans la foule (boisson locale genre Fanta) et leurs attroupements de Juggalos (ndlr: les adeptes fanatiques du Dark Carnival) complètement barrés. Ont probablement atteint leurs sommets avec The Great Milenko, leur plus belle création de loin (même si ma track-preference reste Play With Me qui habite le très convaincant The Amazing Jeckel Brothers).

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Ils remettent la table cette année (sortie en septembre dernier) avec Bang ! Pow ! Boom !. Un album qui a tout d’une Joker Card mais n’en est pas : c’est un personnage du Dark Carnival qui a le pouvoir d’embraser les âmes d’une grande explosion salvatrice. Mouais, pas réellement tripant tout ça, ça ne paraît pas se renouveller et vieillir dans un mauvais esprit puisqu’auront la bienveillance de sortir plusieurs albums (rouge, vert, bleu) qui se différencient (outre la pochette) par une seule plage… Coup marketing détestable mais qui fonctionnera chez tous les Juggalos – sans doute. Et quand on regarde de plus près et qu’on dissèque la bête, est ce qu’on en extirpe quelque chose de nourrissant ?

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Petite introduction classique pour dépeindre l’environnement – classicisme bien de chez eux, on prend vite nos repères. In Yo Face nous ravive les papilles avec un refrain joyeux et entraînant, Zombie Slide nous invite à un p’tit voyage volontaire par de là tandis que Boing Boing nous monte sur ressort au sample exotique - exotisme qu’on retrouve avec force sur le Love extrêmement jouissif – probablement la plus grande force de l’album. Très bel hommage sur Juggalo Island à la chansonnette amicalement addictive. Ces 2 invétérés clôturent avec beauté avec l’excellentissime Bang ! Pow ! Boom ! aux scratches libérateurs et au comburant efficace. Le reste de la monture s’articule agilement autour de tracks comme Miracles, Vultures, ou encore Vera Lee qui nous offrent de bonnes réminiscences tant regrettées qu’on trouvaient dans les premiers Forgotten Freshness.

Si on pensait enterrer Violent J ou Shaggy 2 Dope et leur Dark Carnival, on ne pourra nier une résurrection sonore (passagère ?) – malheureusement putréfiée par le mauvais esprit du profit. Mais en même temps, qui a dit qu’ils étaient sains d’esprit ?!

- C. -

Cool


Commentaires (12)

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  1. avatar C. dit :

    Welcome mon vieux Razor… d’la bonne petite info que tu nous donnes là. Fait du bien de voir que la relève est assurée !!

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