Bonobo – Black Sands (Ninja Tune)

[ 4 ] 24/03/2010 |

Bonobo n’est pas un mammifère primate anthropoïde mais bel et bien un hominidé pluridisciplinaire. producteur, compositeur, le dj anglais fait partie de la très réputée écurie triphop Ninja Tune et signe avec « Black Sands » son 4e album.

Présagé dès octobre 2009 avec The Keeper, un morceau d’électro pop apaisée sur lequel figure Andreya Triana, on s’attendait à ce que cet opus accorde une grande place aux pistes chantées. A noté qu’on retrouve également la chanteuse sur l’entrainant « Wonder when« . Mais au contraire, les collaborations sont peu nombreuses. Le choix du single (clip ci-dessous) n’est cependant pas un coup de bluff mais plutôt un moyen de toucher un large public. Mais que personne ne s’y méprenne, pour le reste, Bonobo renoue avec un trip hop certifié haut de gamme par la rédaction de Publik’Art. Tous les ingrédients sont ici réunis pour faire voyager l’auditeur. Et on confirme, casque sur les oreilles, l’écoute de « Black Sands » est un vrai ticket pour un peu moins d’une heure d’évasion.

Une introduction orchestrale fait office de prélude au premier titre : un beat hiphop, un ton rêveur et optimiste sur lequel vient progressivement s’installer un violon insouciant. D’entrée, on ressent cette rare émotion de plaisir auditif qui conduit à mettre la piste en boucle. On ne retrouvera d’ailleurs jamais véritablement l’intensité de « Kiara » et son « Prelude » par la suite… Bonobo a en effet choisi d’intégrer sa meilleure partition dès le début d’album. Mais qu’importe, cette magnifique ouverture ouvre la voie à 10 autres morceaux de qualité. L’ambiance cohérente et les variations de rythmes sont au service d’une écoute du disque fluide et captivante.

La ligne conductrice et l’atmosphère transporteuse rendent l’ensemble homogène. Néanmoins, Bonobo use d’un beau panaché de drums et de samples vocaux. On note aussi la présence massive des cuivres. Il ressort de « Black Sands » une identité propre. On pourra toutefois comparer son travail sur certains morceaux avec celui de Blockhead, autre artiste signé chez Ninja tune, qui a lui même sorti son (très bon) 4e album en débuit d’année (« The Music Scene« - en libre écoute), notamment sur « El Toro« . L’album se fini sur un titre mélancolique, posé et éponyme.

« Black Sands«  est un album dont l’écoute se peaufine au fil des titres et dont on se lasse pas. Plus étonnant que le dernier Blockhead, davantage passionnant que le dernier RJD2, cette galette est sans conteste la meilleure sortie du genre pour l’instant. Et on espère que d’autres galettes trip hop seront à inscire au rang de belles surprises cette année.

- Verbal Kint -


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Categorie: Critiques, News & Albums en écoute, Musique

Commentaires (4)

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  1. avatar E. dit :

    Très gros coup de cœur pour moi également.Une grande réussite. L’une des plus belles sorties de ce premier trimestre 2010. Sans conteste.

  2. avatar Bonnie dit :

    « cette galette est sans conteste la meilleure sortie du genre pour l’instant. »Ca insinue que tu n’as pas aimer l’album de Massive Attack?

  3. avatar Estelle dit :

    Coucou, cool ton post,
    est ce que tu sais où je pourrais trouver la partition au violon du prelude ?
    ce serait top
    bisous

  4. avatar Memoldies dit :

    Tout est dit, ça reste pour moi le coup de coeur de l’année dans ce style, le titre Black Sands continue de me faire rêver… =)

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