Ca ne coûte rien, une BD de Sylvain Saulne (KSTR)
Auteur : Sylvain Saulne
Prix : 16,00 €
Si l’on devait trouver un ouvrage qui se rapproche de Ça ne coûte rien, sans doute choisisserions-nous Tokyôland de Benjamin Reiss, mais plutôt pour ce qu’il représente d’antagoniste à cette oeuvre. Car Sylvain Saulne écrit ici plus une comptine sur ce qu’il a pu observer en Chine, plutôt qu’un véritable carnet de route. A travers un oeil qui a évidemment une certaine dimension de vécu (l’auteur vit en Chine depuis plus d’un an), l’auteur raconte en effet l’engrenage consumériste dans lequel un jeune occidental tombe à son arrivée en Chine. Des prix bas toute l’année, qui, suite à l’engouement des premiers mois, laisseront place à une dure lutte journalière…
Résumé de l’éditeur :
Shangai 2008. Un jeune français, en attente d’un héritage arrive dans la ville des excès et décoouvre la vie d’expatrié nanti: les boîtes de nuit, la drogue, les filles… les prix dérisoires et le statut d’occidental lui offrent une vie oisive et distrayante, sans le soucis du lendemain. Mais l’héritage tarde à venir et il doit revoir son budget à la baisse. Il découvre alors l’autre Shangai, celle des populations locales dont le rythme de vie est le miroir inversé des premiers. Le parcours singulier de ce jeune français le fait basculer de la belle à la véritable Shangai.
Le scénario de Sylvain Saulne est remarquablement construit, à la manière d’un miroir. Divisé en deux parties, le récit montre d’abord le décalage de train de vie mené par les expatriés en Chine, qui n’ont guerre à se soucier du lendemain tant leur ressources sont disproportionnées au regard du niveau de vie local, avant de montrer l’envers du décor lorsque la vie devient difficile comme elle peut l’être pour la population environnante. La réflexion est sous-entendue, légère et jamais moralisatrice (même si l’ultra-consumérisme y est clairement critiqué). La démarche est inattendue et retient d’autant plus l’attention.
Ajoutez à cela des dessins aériens, soutenus par un découpage parfait et des codes couleurs intéressants. Sylvain Saulne fait preuve de beaucoup de créativité.
Si ce one shot aurait pu être encore mieux (car on sent un fort potentiel), il reste l’une des lectures marquantes de ces derniers jours, que l’on pourrait apostiller Publik’Art avec plaisir.
E.
Categorie: BD










Un auteur possédant un grand talent. Les dessins, Le scénario sont bien construit. dans cette histoire on peut s’ identifier au » héros « . j’espère pouvoir lire dans un futur proche d’autre BD de Sylvain. Merci