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Carnac, coeur de pierre, une BD de Laurent Bidot (Glénat / Editions du Patrimoine)

[ 0 ] 01/11/2011 |

Sortie : le 29 juin 2011

Auteur : Laurent Bidot

Prix : 13,50 €

Carnac, coeur de pierre est le fruit d’une collaboration inédite : celle du Centre des Monuments Nationaux et Glénat. L’histoire s’intéresse notamment aux pierres alignées de Carnac, site historique ô combien mystérieux. L’histoire profite d’un saut dans le temps pour se retrouver à l’époque des bâtisseurs du site, où le mystique règne en maître et où le crime est passionnel. Un volt-face inquiétant et inattendu.

Résumé de l’éditeur :
De nos jours, un couple visite la Maison des mégalithes, sur le site des alignements de Carnac. La jeune femme est fascinée par une pierre d’ambre ronde et rouge, pierre de mémoire… Troublée, elle perd connaissance. Plus de 3000 ans avant Jésus Christ, le bel Erhar, tailleur de pierre et architecte des lieux sacrés, tombe amoureux de Syll. Il offre à la jeune femme une fascinante pierre d’ambre rapportée d’un voyage dans le nord…
En partenariat avec les Monuments Nationaux, voici une jolie histoire qui nimbe d’amour, de magie et de vengeance l’un des sites historiques les plus mystérieux de France. Cet album a été coréalisé par Glénat et les Éditions du Patrimoine.

Le cadre choisi par Laurent Bidot est tellement marqué d’Histoire et de mystère qu’il séduit immédiatement a priori. Mais au fur et à mesure du récit, l’on s’aperçoit que les pierres n’occupent finalement qu’une place toute relative dans la vie de nos héros. Des héros qui se querellent dans une inquiétante atmosphère et finissent par se haïr au point d’entrainer la perte de la raison pour l’un, et de la vie pour l’autre. Un tableau sombre qui emprunte les faux semblants d’une fable, qui n’aurait pas grand intérêt.

Le traitement du scénario surprend donc quelque peu. On aurait souhaité autre chose qu’une histoire d’amour qui tourne mal, voire à la malédiction.

Ceci dit, la narration comme les dessins sont plutôt agréables même si sans réel originalité… Bref, on aurait aimé que Laurent Bidot se lâche avec un récit plus fou, plus schizophrène, plus osé, plus « tout à la fois ». Au lieu de ça, on sort de la lecture comme frustré par le manque d’audace véritable de l’histoire, qui avait pourtant du potentiel.

E.


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