Control
Control est le nom du film retraçant la vie de Ian Curtis, le chanteur du groupe anglais Joy Division, depuis son adolescence à sa mort. Ce film, réalisé par Anton Corbijn (son seul et unique by the way) et adapté du roman Touching From A Distance (écrit par la veuve de Curtis, également co-productrice du film) a été présenté au festival de Cannes 2007 et a reçu un accueil assez enthousiaste.

Le film retrace principalement la vie du chanteur charismatique et ne tourne pas essentiellement sur la musique ni le groupe en lui-même. Filmé en noir et blanc, il dépeint avec drame les conflits qui habitaient ce jeune mélomane, déchiré entre ses deux amours, sa vie de musicien et ses crises d’épilepsie (dont la violence fait vraiment flipper dasn le film!). Tout est dit dans le titre, Control, car tout est à base de contrôle ou non de sa vie (le titre est tiré de la chanson She’s lost control) , de comment se placer entre deux vies impossibles à concilier, de contrôle de son corps entre crises et danse macabre au milieu des concerts…

Le film est servi par des acteurs peu connus mais remarquables d’efficacité: Sam Riley (24H Party People) est Ian Curtis, Samantha Morton (In America) joue son épouse et l’amante Annick Honoré représentée par Alexandra Maria Lara (La Chute), tous trois forment ce tryptique amoureux d’où ressort rêves et désarroi.

Je ne connaissais ni la musique de Joy Division, ni ces acteurs mais j’ai été vivement touché par la grâce des sentiments et la véracité d’un tel conflit intérieur, certes dans ce cas pousé à l’extrême (le génie et la folie s’entremêlent avec brutalité tout au long du film) et dramatiquement interprétés, le tout dans une Angleterre des années 70 qui vous pousse à adopter cette culture Rock / Punk.
La voix du chanteur est hyper étranger, caverneuse et tellement adulte (il est quand même mort à 23 ans!!), et la musique punk très psychotique, mais vaut le détour: Love will tear us apart, Disorder, Transmission…
Ah ces génies, toujours là pour nous rappeler la beauté des choses importantes! En gros un très bon film, mais attention, ça peut foutre le cafard !!

Menzo




Pas mal ton article, depuis le temps que je me dis qu’il faut absolument que je voie ce film, là je n’ai plus d’excuse.
Récemment un autre film est sorti sur le groupe (« Joy Division » de Grant Gee, pour les Parisiens il est diffusé à l’Espace Saint-Michel et à l’Archipel dans le 10ème)
Yé, je ne connais pas non plus Joy Division et le nom de Ian Curtis ne me dit que vaguement quelque chose! J’adore les films en noir et blanc, ça donne vraiment un grain particulier. Et les films déprimants me plaisent tout autant en général… Faut que je me trouve ce film!
La BA est dispo !
Film enfin visionné : étrange à l’univers un peu fade. Ne suis pas très fan de sa voix, assez rauque et grave mais une prestance sur scène assez unique (jeu de bras qui vaut le détour !). Un trio meurtri assez classique à travers une mise en scène dépressive.
Je reste mitigé – je sais pas…
C’est clair que c’est pas un univers très fun ou décalé… La dépression est en effet un peu trop présente, mais j’ai trouvé que le tryptique (et en fait surtout le personnage de Ian Curtis) rend le spectateur mal à l’aise: le fond est assez basique comme tu dis, mais le rendu est hyper fort je trouve! C’est d’ailleurs la force du film, de faire qu’une situation finalement assez commune puisse être si déchirante… On s’y retrouve parfois ;)
Nan t’as pas tort ouais, justement je suis tiraillé par un « trop commun » et un « très intriguant ». Difficilement descriptible… mais ça dégage qqchose ça c’est net. Suis pas resté insensible et pour ceux qui ont déjà vécu ça (ben mon salo ;)) c’en est probablement encore plus fort.
Je conseille de tenter l’exp et serais bien intéressé par l’avis d’une damoiselle (peut être moins sensible car plus étranger à ce genre de situation?!) !!
rooooo, C. l’acheteur de DVD!! T’en as combien aujourd’hui?
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