[critique BD] ARCTICA Tomes 01 et 02 de Pecqueur, Kovacevic et Schelle (Delcourt)
Fort de son succès plutôt mérité avec Golden City, Daniel Pecqueur -scénariste - exploite un nouvel univers dans Arctica, série récente qui dénombre pour l’instant deux albums. Le premier m’avait laissé sceptique quant à la qualité du scénario, bizarrement. Lorsque je perçois cette impression, j’ai toujours pour habitude de laisser du temps. Le temps d’un second album. En témoigne la critique de Freaks’ squeele . Après un certain temps, j’ai fini par m’y plonger et profiter de l’occasion pour relire le premier tome. Là, surprise, l’histoire m’a assez plu une fois la relative superficie de départ dépassée. Comme quoi, on est toujours prêt à renoncer à nos premières impressions sur Publik’Art (hum…).
Le début de la série est une introduction très légère mais le second album ne s’embourbe pas et on sent bien que l’histoire se dessine pour de meilleurs lendemains. En y repensant, c’est un peu le style de Daniel Pecqueur. Ses premiers tomes peuvent souvent paraître un peu « light ». Ce qui m’avait surtout déplu dans un premier temps était d’ailleurs la mièvrerie ambiante des dialogues avec des réactions téléguidées entre les personnages. On voit trop que l’auteur veut faire dire des choses aux personnages qui n’ont alors pas toujours l’air naturel. Mais ce n’est qu’un petit grain de sable dans la machine à succès qu’est Daniel Pecqueur.
L’histoire, pour peu qu’on s’y intéresse, raconte la destinée de Dakota, un as de l’aviation, qui depuis la mort de sa fille due à la radioactivité d’un débris de satellite retombé sur Terre, consacre sa vie à débarrasser l’espace des épaves dangereuses. Suite au réchauffement climatique, il est aussi réquisitionné pour détruire les icebergs dérivants sur les routes maritimes. Au cours d’une de ses missions, il met à jour un cylindre métallique. L’examen de l’objet amène l’état-major à classer l’affaire secret-défense… Si l’envie d’en savoir plus n’est pas débordante au sortir du premier album, le deuxième achève le travail et nous force à attendre impatiemment la suite. Il va falloir pousser les murs, une fois encore (les BD commencent à s’entasser anarchiquement par chez nous !).
Les dessins sont toujours très flashy, colorés à la façon dessin animé comme dans Golden City et Golden cup. Sympathique. On aurait presque tendance à dire « classique » tant on y est habitué alors que ce style est assez unique puisqu’on reconnaîtrait son auteur coloriste entre mille : Pierre Schelle (également sur Travis). Le dessin en lui-même n’est quant à lui plus assuré par Nicolas Malfin qui collaborait sur Golden City mais par Bojan Kovacevic (Arcanes) dans un style légèrement différent mais non moins appréciable.
On conclura avec un bon vieux « si vous aimez, vous aimerez » puisque si vous aimez Golden City , vous aimerez Arctica mais pour ceux qui découvriraient l’auteur, notre cœur penche aujourd’hui inévitablement pour le premier. Peut-être en sera-t-il autrement au septième volume d’Arctica… A suivre en tout cas.
E.






+1 rien a redire ^^.
Le problème de Golden City, c’est que le scénario met trop de temps à se dévoiler et les idées ne sont pas assez exploitées.
Après je trouve que les dessins manquent un peu de détails et de subtilité.
Dans l’ensemble ça reste une bonne série sur la longueur malgré ses défauts.
Mais je suis pas sûr d’avoir envie de me lancer dans le même genre de délire.
Comme quoi le Elgadhabs s’arrache et poussafond son analyse (plusieurs lectures !!).
Schtarf…
Vous avez vu ça! On dirait pas comme ça mais en fait je suis consciencieux :)
Verbal Kint –> je sais que t’accroches pas les dessins de Golden mais perso je trouve que ça change, c’est graphiquement frais et léger!
Après, le scénariste a toujours du mal à chier son paté mais il finit toujours par y arriver ;)