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Detachment, un film de Tony Kaye

[ 1 ] 13/02/2012 |

Sortie le 1er février 2012

Synopsis officiel : Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant trois semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement…

« Detachment » traite de problèmes pédagogiques en milieu difficile ? Non, pas vraiment. Le lycée est un prétexte pour exposer un profond mal-être aussi bien chez les jeunes américains que chez leurs professeurs. Avec des parents totalement absents. On survole des sujets capitaux…
Tony Kaye filme un monde à part, comme entre parenthèses. Un monde où normalement on doit se sentir protégé : le lycée. Et il montre ou démontre, qu’il n’en est rien. A l’intérieur même du lycée on est encore plus vulnérable. La violence est quotidienne, omniprésente. C’est la nouvelle façon de s’exprimer chez les jeunes américains, sans repères (on pourrait dire jeunesse occidentale ?). Et ce prof remplaçant, Adrien Brody, est là pour essayer de contenir ces classes en manque de prof. Il n’essaie même pas de transmettre un certain savoir, ce qui est très grave, juste faire en sorte qu’il n’arrive rien de dramatique dans sa classe le temps de son remplacement. S’il a choisi d’être prof de remplacement, sans doute est-ce dû à cette peur qu’il a de s’attacher à ses élèves.

Du coup, il se remet en question, pose des questions existentielles à ses élèves et le ton reste très noir. On peut regretter qu’il mélange un peu tous les genres : il va « sauver » une jeune prostituée, ensuite il va « comprendre » une jeune fille obèse, mal-aimée, qui va tout attendre de lui. On le voit au chevet de son grand-père qui a un lourd secret… Et le scénario s’emplit de choses monstrueuses, d’une misère humaine insupportable, et d’une tristesse absolue…

Bref, on n’en peut plus… Heureusement, Adrien Brody (Oscar du Meilleur acteur dans « Le pianiste ») joue magistralement et tous les seconds rôles aussi : Christina Hendricks, Marcia gay Harden, James Caan
Conclusion, on ressort de là, le moral dans les chaussettes… Surtout si on est dans l’Education… Le constat est extrêmement sinistre, et on l’espère plus positif dans nos contrées… Pas si sûr.

Bénédicte


Commentaires (1)

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  1. avatar C. dit :

    Il a du mérite qd même Tony à son âge de se pointer à Deauville récupérer son prix, la gratte sous le bras. Qd on le voit, on l’imagine bien derrière sa camera en 98 à tourner American History X !

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