Exposition Geer van Velde, Galerie Fleury, à Paris

[ 1 ] 12/05/2012 |

Galerie Fleury 36 avenue Matignon 75008 – Paris
15 mai – 15 juillet 2012

La galerie Fleury a ouvert ses portes au 36 avenue Matignon à Paris en 2007. Fort de sa longue expérience dans le marché de l’art, depuis 1983, Christian Fleury rejoint par ses deux fils s’efforce de présenter des oeuvres d’artistes majeurs du XXe siècle.
Les artistes de l’école de Paris des années 50 comme Appel, Atlan, Buffet, Delaunay, Hartung, Lanskoy, Mathieu, Poliakoff, Sarthou, Van Velde… y occupent une place de choix mais également les peintres post-impressionnistes tels que Camoin, Manguin, Marquet, Matisse, Valtat, Vlaminck… Nous présentons des sculpteurs du XX° siècle tel que Csaky, Zadkine, Volti, et contemporain avec Michèle Chast.

La galerie expose dans plusieurs salons d’envergure internationale à savoir : la BRAFA (Bruxelles), Le pavillon des arts & du Design (Paris – Londres) The International Fine Arts & Antique Dealers Show (New York). Elle sera présente lors de la biennale des Antiquaires 2012, Grand Palais, Paris.

Après le regard croisé entre Bram et Geer Van Velde, proposé par le Musée des Beaux Arts de Lyon en 2010, aucune exposition avec autant d’huiles à la vente ne lui a été consacrée en France. Il est très difficile de trouver autant d’oeuvres, c’est un artiste qui a peu produit. Dernièrement exposé en Hollande (exposition particulière & à la TEFAF), et en Belgique, Geer est une valeur montante. La galerie est très heureuse de présenter une dizaine d’huiles sur toiles, et autant d’oeuvres sur papier. L’exposition sera consacrée aux années d’après guerre, de 1948 à 1970.

Evolution dans l’oeuvre de Geer Van Velde : du réalisme à l’abstraction.
Geer a mis longtemps à devenir lui-même, peut être parce qu’il était autodidacte, et qu’il lui a fallu parcourir sans réel maître l’histoire de la peinture. Mais la souplesse de son oeuvre lui a évité les erreurs des débutants.

1915 -1925 : Esthétique Hollandais
Geer avec le soutient de Eduard H. Kramer, cultive son goût pour la peinture, qui l’amène vers les thèmes de prédilection des artistes hollandais. On admire alors natures mortes ou portraits réalisés dans les règles de l’esthétique des artistes hollandais. Mais au delà de ce réalisme on ressent déjà chez lui le désir d’aller plus loin.

1925 – 1930 : Paris
Geer vient de parcourir Les Flandres à pied, cette succession de plaines et de villages l’ont influencé dans les oeuvres qu’il peint lors de son arrivé à Paris. Il représente alors des villages, des personnages et des scènes du quotidien. Les couleurs sont franches et vives, les scènes représentées sont populaires. Le réalisme d’autrefois n’est plus d’actualité et le respect des proportions n’est pas encore sont principal objectif.

1930 – 1938 : Evolution dans les couleurs, géométrisation des thèmes.
Après trois expositions au Salon des Indépendants, où il n’a presque rien vendu, Geer repart en Hollande, faute d’argent. Mais, dès son retour à Paris, il entreprend de nouvelles oeuvres. Période difficile à comprendre mais dotée d’un éventail de couleurs stupéfiantes. Durant ces quelques années, de nombreux changements sont visibles dans l’oeuvre de Geer Van Velde ; son travail s’oriente peu à peu vers l’abstraction.

1938 – 1944 : Cagnes-sur-Mer.
L’artiste s’installe pour peindre à la fenêtre de son atelier et il capte les vues marines, les figures géométriques et les natures mortes qui se fondent dans ses toiles dans une structure linéaire et colorée. C’est ici que les bleus de la mer et les ocres du sable vont le diriger vers une période importante de son oeuvre. Cette intense luminosité, propre au bord de mer du sud de la France, le plonge vers une observation du monde qui le suivra tout au long de sa vie. Une réelle unité se dégage de son oeuvre. Commence alors un rapport entre l’intérieur et l’extérieur, mais aussi entre équilibre, luminosité et structure. Cagnes-sur-Mer sera pour l’artiste et son oeuvre une réelle rupture avec son oeuvre antérieure.

1944 : Cachan, « Atelier ».
C’est à Cachan que seront exécutées les «compositions» à venir, et ce sera le seul titre utilisé par Geer Van Velde pour nommer ses toiles. Geer participe aux principales manifestations culturelles : Salon des réalités nouvelles, Salon de Mai. Puis il part à plusieurs reprises en Hollande où il s’imprègne de l’oeuvre de Piet Mondrian, exposée au Musée d’Amsterdam, en 1946. Il redécouvre ainsi la lumière de son pays natal, ses oeuvres seront désormais un juste équilibre entre la lumière du sud et la douceur voilée du nord.
Lorsque Bram tend vers une certaine agressivité visible dans le choix de ses couleurs comme dans celui de la forme, Geer prend le chemin de la construction et devient l’architecte d’un monde encore visible. L’artiste fait basculer et réoriente le cubisme de Braque et Picasso vers une abstraction poétique. Geer Van Velde est devenu le maître des proportions, de l’équilibre tout en instaurant une douce gamme de couleurs qu’il est le seul à métriser. Geer segmente son travail. Il fait apparaître de la profondeur, par des verticales et horizontales séparant des formes, des couleurs ou par une fenêtre intelligemment disposée afin de nous plonger vers l’extérieur. Cette relation entre le dedans et le dehors, sera une de ses principales préoccupations.

1952 – 1958 : équilibres des tonalités
La vivacité de la lumière du sud de la France associée à la brume nordique, est bien présente dans ses oeuvres. Geer fait parler son bleu-gris, il le fait vibrer et l’associe à des nuances roses, mauves ou vertes. Durant cette période ou le thème de l’atelier laisse peu à peu place à de grandes zones colorées, Geer utilise un format presque carré. Ce qui lui permet de mieux segmenter sa toile et de jouer avec les formes et le fond. Geer, contrairement à beaucoup d’artistes savait où aller avant de commencer une toile, sans jamais tomber dans le coté cérébral « Il m’arrive parfois de rester assis des journées ou des semaines devant ma toile avant d’oser l’attaquer. Avant qu’elle me laisse entrer. La toile vierge, je n’ose l’attaquer que si l’idée a pris forme en moi ». Geer Van Velde

Les Années 60 : Période du mouvement
Geer, sans jamais oublier l’époque antérieure, et la vision de son intérieur, tend vers une épuration des formes.
Les fonds utilisés pour segmenter ses toiles s’unissent afin de projeter en avant ses formes qui s’emboitent les unes aux autres. Cet effet d’éloignement nous est offert par la simple utilisation de différent ton ; une couleur vive nous saute aux yeux tandis que la tonalité pastel s’efface doucement sous notre regard. La verticalité d’autrefois se nuance. Les recherches de l’artiste ont abouties et démontrent toute la force de cet autodidacte parvenu au faîte de son talent.

Malgré l’immense nombre de mouvements picturaux et d’artistes qui ont vu le jour au début du XXème siècle, Geer s’en est détaché. Ce grand artiste s’est libéré de toutes les similitudes, les influences ou les associations, nous laissant le témoignage de sa vision, sensible, passionnée et passionnante.


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Categorie: Art Contemporain

Commentaires (1)

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  1. avatar ARTMOUR dit :

    LISL VAN VELDE

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