Suivez le flux RSS

Exposition – Lor Photographie au Café des voyageurs

[ 0 ] 14/02/2012 |

Exposition Lor Photographie (jusqu’à l’été 2012)
Café des voyageurs
La Sauvetat-de-Saveres (47270)

Lor fait partie de cette nouvelle génération d’artistes en devenir, les espoirs d’un art contemporain à la fois produit purement esthétique et fruit d’une réflexion sur le monde. Après un bac littéraire option arts plastique, une formation en histoire de l’art et une mise à niveau en arts appliqués, elle lance en 2011 sa première exposition de photographies et son site internet, Lor Photography (lien disponible en fin d’article). L’artiste habite et travaille aujourd’hui à Mérignac, près de Bordeaux. Dans un univers ultra-conceptuel, parfois glauquissime, inquiétant, elle questionne les frontières entre la peinture et la photographie, la place de l’homme et son rapport au monde.

« L’humain essaye toujours de se distinguer de ce qui l’entoure mais n’obtient généralement que l’effet inverse, il se fait oublier par tous ces artifices, disparaît parmi les autres, en se créant un masque quotidien inconscient, un carnaval caricatural »

 

C’est par ces mots que cette jeune photographe en herbe définit les traits caractéristiques de son travail. Dans des décors aux ambiances déroutantes, le modèle est plongé dans un océan pictural, peinturluré de toute part pour se fondre dans les éléments qui l’entourent. La chair et la couleur font corps dans ces univers qui rappellent une démence à la Yayoi Kusama.L’influence de la célèbre artiste japonaise, maîtresse de la Dots obssession (l’obsession des pois), se ressent particulièrement dans les ambiances angoissantes aux décors de pois noirs que reprend Lor dans ses Divisions.

 

Imperceptibles. Les modèles de Lor hurlent parfois à la mort. Ils vomissent des couleurs et vous supplient du regard. Déroute, solitude, détresse humaine, ils semblent figés dans des espaces obsessionnels aux allures hallucinatoires. Les corps sont nus, simplement vêtus de la couche picturale qui les recouvre. Ils s’évanouissent et se perdent dans les bleus, les rouges, laissant à la couleur toute son autonomie et sa puissance.  Elle puise aussi bien dans une abstraction à la Jackson Pollock que dans les espaces trompe-l’œil de George Rousse. Dans une série intitulée Intégrations, elle place ses personnages dans l’espace urbain en les peignant de telle sorte qu’ils s’y intègrent parfaitement : corps et décors se confondent, les figures humaines disparaissent, imperceptibles.

Immortels. L’utilisation de l’espace, Lor en parle d’ailleurs dans son travail : « l’espace est perçu comme une toile : choix des couleurs et disposition des éléments, réactions des matières, de la peinture ». Ce sont donc des instants saisis par la photographie, mais aussi des réflexions qui mettent le corps en étroite relation avec son univers. Car au-delà d’un travail plastique exemplaire, ces clichés sont aussi un questionnement sur les frontières entre l’art pictural et la photographie, longtemps laissée sur le banc des arts mineurs. Ce sont des êtres hybrides de body-painting et de performance que l’acte photographique rend immortels par l’image. Des êtres humains, transformés par la couleur, en œuvre d’art.

Charlotte HENRY

Exposition au Café des Voyageurs : http://www.cafedesvoyageurs.net/

Lor Photographie
Son site : http://www.lorphotographie.fr/
Facebook : https://www.facebook.com/#!/pages/Lor-Photographie/298776866829360

 


Laisser un commentaire




Si vous voulez montrer une photo avec votre commentaire, aller chercher Gravatar.