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Yim Pil-sung également à l’origine de Antartic Journal (2005) nous pond ici son 2ème long métrage édité par Wild Side en avril 2009 (on saluera la superbe édition WSV aux multiples bonus regorgeant de surprises !).
Eun-Soo accoste aux confins de la profonde route de campagne avec fracas accidenté suite virage mal négocié. L’orée de la forêt et la jeune damoiselle Young-Hee, rencontrée sur le chemin, lui suggèrent un doux toit chaleureux pour venir s’y restaurer. Maison chaude, rassurante et colorée habitant 3 enfants et un couple d’adultes. Ambiance calfeutrée de malaises intangibles et ambivalence paradoxale palpable, Eun-Soo flaire la nausée et l’indisposition. Lorsqu’il tente de vouloir retrouver sa réalité et sa femme sur le point d’accoucher, l’issue ne semble pas si évidente… Alors que le couple d’adultes disparaît, les enfants ne souhaitent pas le départ de Eun-Soo.
Si je ne suis pas spécialiste de la version des frères Grimm, le Coréen Yim Pil-Sung a probablement su retranscrire la toile de fond de Hansel & Gretel tant sur l’environnement que sur l’esprit. La mise en scène sur le plan esthétique est une réussite acidulée, aux couleurs enfantines et à la saveur sucrée. Du grand angle, du filtre à la Jeunet, des gros plans (des visages raidis et figés au sourire de guignol), du gâteau généreux indigeste, une tapisserie envahie de lapins colorés menaçants, du jouet mécanique sur rails et de la peluche rafistolée omniprésents, la maison transpose un caractère personnalisé à l’âme inquiétante mais couveuse, qui confère à l’œuvre un ton artistique et pictural. La musique transporte la jouvence de ses timbres clinquants et entraînants à la fois amusants et troublants.

Si la forme est maîtrisée, taillée intelligemment à l’aquarelle enfantine, le scénario pèche à certains moments : une dose inégale d’un montage parfois maladroit (flashbacks fades), un final (trop) larmoyant et une redondance parfois éreintante. Les jeunes acteurs maintiennent heureusement une qualité d’incarnation étonnante pour un registre difficile sachant leurs âges (on pense surtout à la petite Jin Ji-hee – voir les bonus, elle vaut le détour !).
Yim Pil-sung mérite nettement d’être salué sachant le travail sous-jacent et le budget dont il disposait. Le résultat final est plutôt de qualité et on regrette qu’il n’ait pas rencontré un meilleur succès en Corée.
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janvier 8th, 2010 at 19:57
Ambiance trop bizarre…
T’as raison, ce n’est pas un film pour moi. Mais bonne critique avec beaucoup de qualificatifs…
janvier 9th, 2010 at 18:01
Heureusement que la Dickcben’ fait honneur de sa présence même sur des thématiques qui ne l’enchantent pas… Eskerrik asko !
janvier 14th, 2010 at 14:10
Moi, je n’ai pas reussi à le regarder en entier… Trop peur. Mais c’est bien orginal et le bonus méritent d’être regardés.
La prochaine fois j’essai de rester jusqu’au bout, promis!