Khaal, chroniques d’un empereur galactique, T. 1, une BD de Louis et Sécher (Soleil Prod.)
Scénario : Louis
Dessin : Valentin Sécher
Prix : 13,50 €
Avec les chroniques d’un empereur galactique, Khaal se positionne comme une série SF (collection Space Opera) à l’univers sombre et violent, à mi-chemin entre La Caste des méta-barons et Les Technopères. Un monde froid et impitoyable, où se joue une guerre sans merci entre espèces, aux confins de l’univers. Dans ce livre premier, Louis (Tessa, agent intergalactique et 42, agents intergalactiques), le scénariste spécialiste de l’espace, ne fait pas grande preuve d’imagination et de renouvellement dans l’intitulé, mais dans l’intitulé seulement ! Car soyons-en sûr, l’histoire est puissante comme une grosse gifle et ne demande qu’à être dévoilée davantage. On trépigne déjà d’impatience quant à la suite, surtout lorsque l’on peut apprécier les dessins de Valentin Sécher, très très jeune (23 ans) et talentueux graphiste.
Résumé de l’éditeur :
L’espace. Glacé. Infini. Tombeau de ce qu’il reste de trois glorieux empires partis à sa conquête, et qui finirent par s’entretuer jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne pour régner sur le charnier finalement créé. Personne ? Pas tout à fait. Au fond d’une prison galactique gigantesque de haute sécurité et autonome, vivent dans des zones séparées, les parias oubliés de ces trois races : Psis, Ethérés, Humains et leurs variantes posthumaines. Aucun d’eux ne sait qu’ils sont les derniers survivants. Obligés de collaborer pour faire tourner les machines agricoles permettant à tous de vivre, le statu quo est sur le point d’être rompu. Un homme est en passe de prendre le contrôle de la prison, par la force. Un guerrier aux pouvoirs étranges et qui cache un lourd secret. Un chef implacable. Un empereur en puissance. Cet homme à un nom, dont l’univers se souviendra. Ce nom ? Khaal.
Improbable et sauvage, l’histoire de Louis surprend par son ton glacial et sa violence explosive. Khaal est un personnage d’abord quasi-mystique et intouchable, puis apparaissent quelques failles à mesure du récit, dévoilées avec l’art et la manière. Khaal n’en demeure pas moins impitoyable et toujours assoiffé de pouvoir et de sang (quelques têtes volent régulièrement). Tandis que, dans l’ombre, ses détracteurs guettent la moindre occasion… Un scénario assez complet, dans un registre vu et revu. Pourtant, l’exercice est assez remarquablement réalisé.
Si l’on s’attarde quelque peu sur le dessin de Valentin Sécher, il ne faudra pas longtemps pour se rendre compte du talent de ce jeune homme, qui insuffle une dynamique sur mesure au récit. Des dessins aux traits fins et légers, à l’aspect glacé par une coloration parfaitement maîtrisée, que ce soit dans les teintes ou que ce soit dans le choix des procédés.
Et comme si cela ne suffisait pas, l’édition offre 8 pages de bonus (cahier graphique) à découvrir pour les plus amateurs d’entre nous.
En bref, ce premier album de Khaal est un véritable blockbuster ambulant ! De quoi vous bousculer !






Merci beaucoup! Ravi que cette histoire vous ai plût!;)
Amicalment
Louis
Ça rappelle quand même furieusement les Meta-Barons à première vue.
On dirait comme ça, mais il faut s’y plonger. L’esprit est là mais il y a largement de quoi de se faire plaisir. C’est pas une blague ;-)
Merci à Louis pour son commentaire, c’est toujours un plaisir de voir un auteur nous faire un petit coucou.