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La dernière conférence de presse de Vivien Leigh

[ 5 ] 26/11/2009 |

VivienLeigh-CHAMPS

Le théâtre de la comédie des Champs-Elysées nous invite jusqu’au 30 décembre 2009 à partager le voyage de la vie de l’inoubliable Scarlett O’Hara d’Autant en emporte le vent.

De son enfance en Inde, à Hollywood, en passant par l’Old Vic Théâtre, la pièce revient sur le parcours de Vivien Leigh et ses souvenirs mémorables.

Caroline Silhol, seule en scène, très star dans une robe ivoire avec foulard et lunettes noires, arrive sur la scène dans la peau de Vivien avec un « e » et revient au travers d’une conférence de presse imaginaire sur sa destinée mythique et tourmentée.

La Scarlett « d’autant en emporte le vent« , la Blanche Dubois du « Tramway nommé désir« , cette icone aux deux oscars, et qui forma avec Sir Laurence Olivier, « le couple royal du théâtre« . Leur histoire d’amour fera aussi partie de la légende.

L’actrice compose corps et âme un personnage tout en nuance, entre force et fragilité, bonheur et désespoir. Elle est proprement habitée par ce destin hors du commun et convie le public sur les plateaux hollywoodiens où la démesure et les désillusions dévastatrices font aussi parties du générique.

La comédienne apparaît tour à tour sous les traits d’une femme impulsive, amoureuse, sensible, mais également cynique, drôle et désemparée.
Elle joue là le dernier rappel de Vivien Leigh épuisée par ses névroses et que la tuberculose finira par emporter en 1967 comme dans un dernier acte.

Sihol_1

Il faut tout le talent de Caroline Silhol, sa maturité d’actrice, pour restituer dans son corps, dans son jeu et ses expressions, les sentiments, les emportements, les tourments qui ont jalonné la vie de la star.

Entre deux fauteuils club, une table art déco et cette affiche mythique « d’Autant en emporte le vent« , elle parcours la scène, s’assoie et se relève. Elle évoque son aversion pour le cinéma « art trop faux » disait-elle, sa passion pour le théâtre et son exigence de discipline et de rigueur. Ses concurrentes dont elle s’amuse à faire semblant d’avoir oublié les noms («Comment s’appelle-t-elle, déjà ? Ah oui, Greta Garbo ! »). Son partenaire Marlon Brando, beau comme un dieu, embarqué avec elle à bord du tramway de Tennessee Williams. La fuite du temps, la maladie et la folie qui s’empare d’elle.

Elle réussit cette mise à nue dans une mise en scène très narrative et intimiste où l’actrice, vibrante de vérité, est émouvante.

bon

- Amaury Jacquet -


Commentaires (5)

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  1. avatar Caro dit :

    Eh ben ça ç’est de l’article qui donne envie!! Merci!!

  2. avatar E. dit :

    +1, on va prendre une réservation si on te lit une seconde fois !

  3. avatar C. dit :

    Décidément… intéressante cette jeune recrue que P’Art vient d’hériter !

  4. avatar Amaury dit :

    sachant qu’il n’y a rien à perdre mais tout à gagner banco !

  5. avatar Amaury dit :

    thank you…

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