La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes nous ont permis d’appréhender une série agréablement fournie et plutôt rondement ficelée. On quittait le Super Blomkvist – heureux de voir se terminer la laborieuse « mission Vanger » qui s’est aboutie fort heureusement mieux qu’elle n’a commencé !
On renoue avec la mystérieuse et charismatique Lisbeth Salander qui se pavoise aux Caraïbes (entre autre) sans compter. Mikael Blomkvist s’adonne de nouveau à sa tâche de leader journalistique avec une passion naturelle à la limite de l’irritation (une irritation qu’on retrouve tout au long de ses conquêtes féminines à tendance boulimique sans aucune explication ni sens rationnels). Et le journal Millenium se tient à la hauteur de sa réputation puisque sur le point de publier un scandale socio-politique de prostitution et plus exactement de trafic de femmes exportées de l’Est. Au retour pestiférant de Lisbeth à Stockholm, vont s’ensuivre des rencontres peu communes, déroutantes et improbables. Contexte curieux aux enjeux flous et furieux mais au déroulement judicieux et prenant.
Pas besoin d’avoir lu le T1 pour apprécier le T2 – mais préférable de l’avoir fait pour jouir pleinement des caractères des personnages. Cet opus surpasse de très loin le premier – sans aucun doute. Pas de longueur, extrêmement efficace et sans garniture superflue. Du très propre qui devrait également être plus facile et plus digeste à projeter sur écran. Larsson nous emmène dans des contrées difficiles à cerner avant qu’on les approche de très près et le final est également abrupt, à l’image de l’opus. Toujours écrit à la troisième personne, ponctué d’une chronologie chapitrale, focalisation interne et beaucoup de discours indirects – on observe le personnage de l’intérieur – le dire juste dosé.
Une expérience énergique à l’intensité robuste – très bonne surprise !
-C.-




Contente que ça t’aie plu! Je suis d’accord pour dire que le deuxième est sans doute bien meilleur que le premier. Ça fait bien plaisir de lire ce libre!
Bah voilà une p’tite apparition de la Baskita – dévoratrice de romans ! Mon mentor dans le métier… pour sûr !