La légende des nuées écarlates (T1) (T2)


Tome 1 Tome 2
Au Japon, dans une lointaine époque où règnent encore les esprits de la nature, Raido, le ronin amnésique, erre sans but. Des voix mystérieuses parlant de mort hantent son esprit et elles le conduiront tôt ou tard à la folie. Dans son voyage en quête de son passé, il parvient à La ville qui parle au ciel, ultime rempart contre la glace qui avance inexorablement dans ces terres oubliées.
Les marionnettes de bois du bunraku, mues par les mains habiles de la jeune Meiki, content la sombre histoire des nuées écarlates. Après la rencontre de la marionnettiste avec le ronin, les fables semblent devenir de plus en plus réelles aux yeux de Meiki. Des loups venimeux, d’hostiles divinités, d’anciens guerriers samuraïs qui suivent la voie de l’épée… Le monde est renversé, les marionnettistes deviennent des marionnettes dont les fils sont tirés par d’antiques divinités vindicatives. La shogunaï de la ville cherche à dissimuler tout cela alors que la blanche étendue de glace avance comme pour submerger et purifier ses crimes.
Voilà comment on rentre dans le premier volet de cette trilogie. Enfin ça c’était vrai jusqu’au début du mois puisqu’un 4 ème volet est programmé étant donné l’acceuil chaleureux de la série. Les 2ers tomes sont déjà parus et le 3ème prévu pour début novembre.
Loin d’être portée par l’originalité du scénario, la série nous sublime par son esthétique époustouflante. Derrière le pinceau, Saverio Tenuta, on l’imaginerait asiatique tant la BD transpire la japanisation, et bien non il est italien et sévit à l’école internationale de la bande dessinée de Rome. Graphiste de métier il a notamment publié aux USA un art book chez Heavy Metal intitulé Elegia en 2003. Le garçon a du métier et ca se sent, car ce qui attire immédiatement l’oeil c’est la qualité de son trait, épuré, fin et le soin apporté à la mise en couleur.

Même s’il est vrai que le scénario n’est pas la hauteur de la beauté des planches, il reprend une thématique classique du pays au Soleil Levant : est-on vraiment libre de choisir face à notre destin ? Beaucoup d’élements viennent également souligner cette influence comme le mythique ronin manchot, les katanas doués de volonté, les divinités hostiles…

Tous ces repères permettent au lecteur de se plonger au fur et à mesure des pages dans cette aventure plaisante au rythme crescendo. Ce premier tome présente ainsi les personnages, l’univers onirique qui les entoure et nous laisse entrevoir de belles choses pour la suite !
C’est chose confirmée avec le tome 2 Comme feuilles au Vent, qui construit en 3 actes à la manière d’une pièce de théâtre, nous éclate à la figure tel une bombe visuelle. Le raffinement esthétique de ce 2ème opus est encore au dessus du 1er tome, ce qui paraissait difficilement réalisable. L’intrigue est bien pensée, les personnages solidement campés et la fable poétique et cruelle à la fois se déroule sous nos yeux émerveillés par les talents de ce dessinateur.

Une série à acquérir absolument et à placer à côté de Okko dans sa BDthèque.
» Le passé n’a plus d’importance désormais, la nature n’existe plus, ni les restrictions, ni le moindre contrôle. Il n’existe plus que nos membres, chauds de vie et libres pour l’éternité. Je suis Ryin Fujiwara, votre libératrice et cette ère est celle de la chair. »
Bonne lecture à tous !
![très bien[1].. très bien[1]..](http://publikart.net/wp-content/uploads/2009/10/très-bien1...jpg)



Je parcours ces qqs lignes et m’aperçois – ô damned ahuri – que personne n’a réagi à ce Grand Retour !! Mon vieux Mikado, un bonheur que de te compter une nouvelle fois parmi nous. Welcome back !!
Quant à cette japonification, je pense que j’vais m’lancer comme tout bien conseillé (avec style as usual). Merci à toi !
Ouais il m’en aura fallu du temps mais me revoilà ! Nouvelle équipe, nouveaux styles, nouveaux décors : du haut niveau pour sûr.
Bien content d’être parmi vous et de te lire pour mon premier commentaire !!
Après crashage monumental de mon système informatique, je te félicite depuis mon nouvel imac tout neuf et te souhaite un bon retour sur Publik’Art mon tendre et cher Mikadooooooo !!!!
Ces nuées écarlates m’ont donné envie, c’est net. Même si, pour le peu que j’en ai lu, je n’ai pas trouvé qu’okko pouvait faire figure de référence (faut qu’à force d’en entendre parler on se fait une fausse idée des choses…et je parle pour moi bien sûr).