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La rafle, un film de Rose Bosch

[ 12 ] 12/03/2010 |

Sortie le 10 mars 2010

Synopsis officiel : 1942. Joseph a onze ans. Et ce matin de juin, il doit aller à l’école, une étoile Jaune cousue sur sa poitrine… Il reçoit les encouragements d’un voisin brocanteur. Les railleries d’une boulangère. Entre bienveillance et mépris, Jo, ses copains juifs comme lui, leurs familles, apprennent la vie dans un Paris occupé, sur la Butte Montmartre, où ils ont trouvé refuge. Du moins le croient-ils, jusqu’à ce matin de 16 juillet 1942, ou leur fragile bonheur bascule…

Du Vélodrome d’Hiver, où 13 000 raflés sont entassés, au camp de Beaune-La-Rolande, de Vichy à la terrasse du Berghof, La Rafle suit les destins réels des victimes et des bourreaux. De ceux qui ont orchestré. De ceux qui ont eu confiance. De ceux qui ont fui. De ceux qui se sont opposés. Tous les personnages du film ont existé. Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.

Il est difficile de rajouter quelque chose à ce synopsis. Durant tout le film, je n’ai eu que la dernière phrase en tête :  « Tous les évènements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942. » Rose Bosch a fait un très long travail (2ans et demi) de recherches, d’archives ainsi que le témoignage de trois témoins encore vivants du Vel’d’Hiv. Je ne vais rien dire de spécial sur le film car en fait, je suis incapable d’en faire une critique.

C’est un film dur, vrai et très éprouvant. J’ai pleuré, en me disant, sans arrêt, que ce n’était pas possible qu’on ait pu faire ça. Nous, Français, sommes responsables de toutes ces morts ignobles. Je pense que c’est notre devoir, aujourd’hui, d’aller voir ce film. Il faut qu’on arrive à accepter cet héritage de notre passé. Absolument abominable. Mais qui fait partie de notre Histoire.

Faire notre mea-culpa. Pour ne plus jamais revivre ça. On a tous lu des livres-témoignages (voir la critique de « Elle s’appelait Sarah » de Tatiana de Rosnay) mais voir ce film, comme si on y était, est terrible avec des images parfaitement insoutenables. Et nous ne sommes que des spectateurs…

Les acteurs sont magnifiques de vérité. Jean Réno (le médecin) et Mélanie Laurent (l’infirmière) sont superbes de générosité. Les enfants sont très émouvants et bien sûr, on s’y attache. Gad elmaleh joue un rôle étonnant (car dramatique) et merveilleusement. Tout sonne juste. Avec beaucoup d’émotions. Ne jamais oublier toutes ces personnes mortes pour rien. Devoir de mémoire.

-Bénédicte-


Commentaires (12)

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  1. avatar M. dit :

    juste une chose : l’abus de la phrase nominale tue son effet percutant ( sans vouloir vous vexer )

  2. avatar Bénédicte dit :

    Oui, Delphine, c’est exactement ça !

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