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La vie secrète de Fredman

[ 0 ] 09/04/2009 |

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La vie secrète est une oeuvre de Fredman (voir son interview), auteur habitué au genre humoristique (édité pour de nombreux albums chez Vends d’Ouest dont plusieurs en collaboration avec Jim). Mais l’option est portée ici sur un style beaucoup plus dramatique. Un scénario qui met en lumière les rancoeurs familiales séparant un fils de son père. Mais pas seulement.

Armand, un homme âgé, vient de faire une attaque cérébrale et se retrouve à l’hôpital, dans un état critique. Un événement pénible pour tous les membres de sa famille, avec qui il entretenait des relations complexes : sa soeur Rose, qui lui est liée par une profonde et ancienne complicité ; son fils Grégoire, qui le déteste et qu’il n’a plus vu depuis vingt-cinq ans ; sa belle-fille Juliette, chahutée dans ces circonstances difficiles ; et surtout son petit-fils Simon, garçonnet sensible avec qui il a noué une relation affective très originale et très intense, et qui voue une véritable vénération à son « Papi Armand ». L’hospitalisation d’Armand agit comme un précipité chimique inédit au sein de la famille, libère la parole, dénoue les rancoeurs. Mais à aussi pour effet collatéral et inattendu de faire ressurgir le passé du malade. Or Armand, lors de la Seconde Guerre mondiale, a fait partie de ces hommes qui se sont engagés dans les Waffen SS par conviction anti-bolchévique, et dont les unités combattantes ont commis des horreurs sur le front de l’Est, notamment en Ukraine… 

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On assiste au long cheminement de Grégoire vers l’acceptation des monstruosités commises par son père, sorte de rédemption accordée par un fils qui vomit ses origines paternelles depuis plus de vingt ans. Tâche difficile, d’autant que le personnage imprègne sa vie de cette douleur qui le ronge tous les jours. Il n’entretient lui-même que des rapports très éloignés avec son propre fils, Simon

Le scénario ne tourne autour que d’un élément: le départ imminent du père d’une famille désunie. A coup de flash back, on nous raconte ce qu’a pu être sa vie et on suit les tergiversations de Grégoire qui cherche à éviter une confrontation finale à ce qui bientôt ne sera plus que le corps de son père. Un protagoniste qui se morfond tout le long du récit avec une épée de damoclès au dessus de la tête, celle-là même qui menace son père (personnifiée tout le long du récit).

On peine malheureusement à s’identifier aux personnages sauf aux quelques clichés auxquels ils peuvent renvoyer. C’en devient presque désagréable et l’on n’adhère pas au dramatique ambiant. Dommage. Mais les dessins sont bons. D’un naturel authentique qui joue beaucoup sur la lumière et donne plus de profondeur à l’ensemble. Peut-être que le second (et dernier) volet nous réservera une surprise. Le potentiel est là. Il ne reste plus qu’à!

E.

ouimais1


Commentaires (0)

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  1. avatar fanfan dit :

    Très belle critique!!
    J’adore le graphisme de cette nouvelle bd; c’est frais et simpliste.
    A lire!

  2. avatar C. dit :

    Mouais, suis pas bien convaincu…
    pas pour moi

  3. avatar E. dit :

    Je confirme: pas pour toi. ;)

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