LE SIGNE DE LA LUNE

1920 – empreintes légendaires de l’Espagne, lové dans une bourgade mystérieusement enivrante – Aldea nous inonde d’une lumière tamisé de noir de blanc et parsemée ponctuellement de rouge. Des hommes troublés et probablement meurtris dans un espace confiné et fataliste. Une douceur féminine humide qui s’abîme et se flétrit. La famille – le plus souvent amputée – épice le décors dans des tons antinomiques.

Graphiquement soigné, on reconnaît le style de José Luis Munuera comparable aux planches de Spirou et Fantasio. Un brin plus grave et mûri, on se promène enfantin à travers ce conte fantastique et hypnotique. L’effet noir&blanc teinté de rouge est une parfaite réussite – on nage dans le mystère de la légende. Le scénario monté par Enrique Bonnet reste spartiate mais enchanteur. Le final n’est pas forcément révolutionnaire mais la forme est tellement réussie qu’on en oublie la trame. Voyons et témoignons, le reste suivra…

Dargaud nous offre ici pour un budget honorable (15.50 €) une magnifique édition de 134 pages (c’est bon les one-shot !). Ames sensorielles, goutez-y – long en bouche, ce crépuscule lunaire est suffisamment spécial pour être expérimenté.
- C. -




Je l’avais feuilleté dans les bacs et c’est vrai qu’il fait envie. Mais j’avais un peu peur que le scénario soit un peu light et t’as l’air de confirmer… Arf !
Ouais mais ça passe plutôt bien… en tout cas, en refermant la bête, aucun regret de m’y être lancé !
Bon alors faut voir si le père Noël saura faire un geste ;)