Le Vilain est le dernier film d’Albert Dupontel avec Albert Dupontel et Catherine Frot (fidèle à elle-même). Dans un ton toujours aussi décalé et sauvage, Albert Dupontel nous sert une fable fraiche et surprenante dans un feu d’artifice burlesque, drôle et souvent extrême. Si pour le réalisateur, le film « est moins trash certes, explique-t-il, mais surtout plus nuancé » que ces précédents films comme Bernie (on garde également à l’esprit son avant dernier film, Enfermés dehors, totalement absurde), il reste signé Dupontel, véritable marque de fabrique que chacun reconnaîtra entre mille.
Alors, bien sûr, comme sur le tournage de Deux jours à tuer, l’homme a su accompagner la sortie de son film d’un petit délire égocentrique et si « Bernie exprimait une colère très sincère contre le monde environnant. Pareillement, Le Vilain exprime une vraie tendresse pour les gens. De la même façon que pour Bernie je n’ai aucune envie de trahir mon humeur présente… Et on verra pour la suite.« , le bonhomme n’a pas de la tendresse pour tout le monde :
Pour la petite histoire, le journaliste avait prévenu l’attachée de presse qu’il ne pourrait pas voir le film en salle et avait même demandé un DVD pour le visionner, qu’il n’a jamais eu. Dupontel était sensé être au courant. Un journaliste honnête qui s’est bien fait lyncher. Il n’y avait pas meilleure promo pour Le Vilain, c’est sûr.
L’histoire, pour refermer la parenthèse, repose sur une habituelle simplicité : Un braqueur de banques, le Vilain, revient après 20 ans d’absence se cacher chez sa mère Maniette. Elle est naïve et bigote, c’est la planque parfaite. Mais celle-ci découvre à cette occasion la vraie nature de son fils et décide de le remettre dans le » droit chemin « . S’ensuit un duel aussi burlesque qu’impitoyable entre mère et fils.
Le scénario est beaucoup mieux travaillé que la normale et son déroulement très digeste et agréable. On retrouve bien sûr un Dupontel survolté, qui part facilement en vrille et toujours très loin dans ses délires. Un état d’esprit qu’il partage ici mieux qu’à son habitude avec le public. La créativité débordante de l’auteur est très bien canalisée de sorte que la communication passe cette fois beaucoup plus facilement qu’avec son précédent film et il nous arrive de rire (souvent!). On adhère totalement, même dans les moments les plus « Dupontel » que l’on savoure avec un plaisir tout particulier.
|
|
|
|
|
|
décembre 1st, 2009 at 20:32
C’est drôle, ça ne me dit rien ce film ! J’ai l’impression que tout est un peu « gros ». Catherine Frot que j’adore en fait trop et ne fait pas assez vieille, non ?
mais si tu dis que tu as bien ri, alors, je vais peut-être me laisser tenter… par Dupontel !
décembre 5th, 2009 at 15:36
De la trasherie propre cette interview… roooooooooooooo ce dupontel est vraiment imprévisible. D’la belle bête qu’a le mérite de nous étonner – bien souvent.