« Les Courts du Soir » : projection de courts-métrages à La Penderie, à Paris
« Les Courts du Soir » : projection de courts-métrages à La Penderie (Paris)
Sous l’initiative du patron Fabio et du jeune Antoine Magyar, le restaurant La Penderie offre la possibilité à des cinéastes de projeter leurs courts-métrages au préalable sélectionnés. Amateurs d’art et de bons plats, cet endroit est fait pour vous ! Régulièrement des expositions y sont organisées ainsi que des concerts et des lectures. Du côté du cinéma, un dimanche par mois ces « Courts du Soir » raviront tout autant les amoureux du septième art que les novices.
En petit comité, dans une ambiance sérieuse mais bon enfant, le public est ainsi invité à découvrir ces films et à discuter dessus.
Ce dimanche 10 juin ont ainsi été projetés trois courts-métrages, aux styles divers en présence des réalisateurs qui interviennent par la suite. Petit débriefing de la sélection :
« Dreamer » de Charbel Ka : sous fond de musique latino, les tribulations d’un clochard qui se nourrit de ses illusions. Une caméra de pacotille au poing, fabriquée de scotch et de bouteilles, il filme ce qui l’entoure et projette ses films mentaux sous le boulevard périphérique qu’il habite. Véritable message d’optimisme, ce personnage serait la métaphore du métier de réalisateur, bricoleurs qui rêvent leurs films avant de les faire.
« Post Action » de Pascal Savard : un huis clos violent où un homme séquestre des policiers s’imaginant qu’ils seraient son père. On rit jaune face à ce thriller dont le ton sec et le découpage brut ramènent à la dureté du propos. Finement interprété, il montre comment les rapports de forces sont instables et à quoi l’homme est prêt pour sauver sa peau. On pense ici au travail des séries américaines type Criminal Minds qui s’attachent à revenir aux sources du trauma.
« Simplest Love » de Sébastien Matuska et Jérémie Ménard-Toubiana : c’est un véritable coup de cœur pour ce film tout en délicatesse. Le spectateur vole à ce couple une scène de vie, nous sommes chez eux et avec eux. Lui rentre fatigué du travail, elle s’amuse, retardant la sortie qu’ils ont prévu. Véritable poésie du quotidien, le travail formel et les acteurs subliment cette histoire d’amour simple, celle de deux grands enfants que l’on s’imagine être nous, l’espace d’un instant. On aimerait ne plus les quitter tant leur aventure nous parle.
Rendez-vous donc le mois prochain pour la prochaine édition des « Courts du Soir ».

Mégane Mahieu
Restaurant La Penderie
17 Rue Etienne Marcel
Paris
Categorie: Cinéma










