Home / Amaury Jacquet / Spectacles/Théâtre / Les diablogues avec Muriel Robin et Annie Grégorio au théâtre Marigny
Les diablogues qui se jouent actuellement au théâtre Marigny et jusqu’au 31 décembre 2009 sont interprétés pour la première fois par deux femmes et quelles femmes : Muriel Robin & Annie Grégorio.
Le plateau s’ouvre sur un décor abracadabrantesque couvert de fausse fourrure d’où sortent les deux femmes remontées à bloc et prêtes à discourir. L’univers absurde, poétique et énigmatique des textes de Rolland Dubillard est planté. Le spectacle nous présente de courtes conversations entre les deux actrices dont le thème et l’inspiration sont très différents d’une scène à l’autre. Elles se livrent à des observations sans queue ni tête et cela donne des dialogues déjantés, flirtant avec l’absurde et les situations loufoques.
La mécanique de ces sketches gentillets, un peu désuets nécessite toute l’énergie et la technique du one man show de Muriel Robin. Son efficacité, sa drôlerie, ses intonations burlesques font mouche et l’effet comique porté à son paroxysme. On est médusé par le plaisir qu’elle prend à nous embarquer dans ces histoires farfelues et complètement barrées. Lumineuse, elle livre là une performance. Sa partenaire, Annie Grégorio, tient l’équilibre et le duo fonctionne sur sa complicité et sa solidité.
La séquence d’ouverture sur la tragédie chez Racine, le plongeon, la partie de ping pong, le langage, le Gobedouille permettent aux deux comédiennes d’exprimer toute leur théâtralité. La mise en scène de Jean-Michel Ribes dans les déplacements qu’elle imprime participe à la folie ambiante.
Le parti pris de la caricature, très au premier degré, qui a été choisi occulte la poésie surréaliste dont les textes sont aussi investis. Les inconditionnels du rire seront donc ravis, les puristes resteront quant à eux sur un manque de distanciation.
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novembre 28th, 2009 at 17:53
Je n’ai pas vu la pièce mais elle a l’air plutôt agréable. Mais, pour mettre les pieds dans le plat, je ne sais pas pourquoi mais je n’aime pas trop Muriel Robin. Je trouve qu’elle surjoue. Isn’t it?
novembre 29th, 2009 at 15:50
Ce n’est pas qu’elle surjoue mais elle fait du Muriel Robin, elle ne s’en démarque pas ce qui la rend prisonnière de son jeu.