Les Quatre de Baker Street , t. 3 : « Le rossignol de Stepney » (Vents d’Ouest)
Sortie : le 05 octobre 2011
Scénario : Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand
Dessin : David Etien
Rares sont les séries qui ont la force de proposer des épisodes largement indépendants les uns des autres, en maintenant une qualité de haut niveau à chaque tome, de sorte que chaque sortie devient un évènement. Les Quatre de Baker Street (avec Tintin) fait partie de ces séries d’exception. Et la sortie de son troisième album n’a pas dérogé à la règle : un album de haute volée.
Résumé de l’éditeur :
Billy, Charlie et Black Tom (sans oublier le chat Watson!) se voient confier une nouvelle mission par leur employeur, le célèbre Sherlock Holmes : veiller discrètement sur Lord Neville Asprey, un jeune aristocrate naïf dont les escapades dans les bas-fonds londoniens inquiètent beaucoup sa richissime famille – et pour cause : le jeune lord est fou amoureux de la jolie Grace, alias le Rossignol de Stepney, chanteuse dans le cabaret paternel… mais ce qui devait être une mission de routine va bientôt tourner au cauchemar pour nos détectives en herbe, avec l’entrée en scène du terrifiant Bloody Percy, dandy meurtrier et bras droit d’un des patrons de la pègre locale. C’est le début d’une aventure aussi mouvementée que dangereuse, qui mènera nos héros des bas-fonds aux beaux quartiers, en passant par le sinistre asile de Bedlam.
Voici la nouvelle enquête, menée tambour battant, des détectives les plus attachants de l’Angleterre victorienne !
Au fil du temps, Les Quatre de Baker Street s’impose comme une série incontournable. On avait fortement apprécié le premier album (coup de coeur). Même chose pour le second tome (coup de coeur). Nous voilà déjà au troisième, et autant dire un troisième coup de coeur. L’équipe que composent Jean-Blaise Djian et Olivier Legrand au scénario n’y est sans doute pas étrangère. L’expérience de Djian (Le Grand Mort) associée au professeur de lettre Legrand (et qui signe sa première série BD) offre une qualité d’écriture bluffante. Le résultat est indiscutable : Les Quatre de Baker Street est ce que l’on appelle une Grande Série. Dans Le rossignol de Stepney, on virevolte une fois de plus avec une mise en scène digne des plus belles enquêtes, en compagnie de figures désormais familières que sont celles de ces trois gamins (accompagnés du chat Watson). Que du bonheur, qui ne nécessite pas que l’on vous raconte l’histoire, lisez plutôt !
Faut-il encore parler du dessin de David Etien ? Le dynamisme de ses cadrages, la finesse de son trait, l’explosive coloration utilisée… Tout y est d’une précision chirurgicale. Un travail de grand professionnel, qui accentue quand il faut et comme il faut les effets d’ombre et de lumière.
Bref, on pensait bien que ce troisième album serait encore meilleur que les précédents, mais est-il désormais possible de faire mieux ? Réponse avec le quatrième album !



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