Les Quatre de Baker Street, tome 2 : Le dossier Raboukine (Vents d’Ouest)
Après L’Affaire du rideau bleu, Les Quatre de Baker street reviennent sous la direction complice de Jean Blaise Djian (scénario, travaille également sur Le Grand Mort) Olivier Legrand (scénario) et David Etien (dessins), dans un second album aux airs révolutionnaires. C’est Le dossier Raboukine (dont on vous parlait ici), tout fraichement disponible en librairie. Si la couverture de ce deuxième opus n’est pas des plus ensoleillée et que nos francs-tireurs de Baker Street – comme les appelle notre bienveillant Sherlock Holmes – n’ont pas franchement le sourire aux lèvres, l’épisode tient lui toutes ses promesses.
On retrouve donc l’écriture d’un épisode remarquablement orchestré, qui donne l’impression d’un niveau de qualité encore plus élevé depuis le premier album. On en attendait pas tant de cette série qui vient clairement s’imposer dans l’actualité du neuvième art pour créer un véritable engouement. Un véritable plaisir partagé entre la force d’un récit jonché de bonnes surprises et affranchi de quelconque erreur, et la puissance d’un style graphique impeccable.
Résumé de l’éditeur :
Londres, 1890. Billy, l’apprenti détective, Charlie, la petite fille grimée en garçon, et Black Tom le monte-en-l’air sont trois gamins des rues unis par une solide amitié. Accompagnés du matou Watson, ils arpentent les bas-fonds de l’East End, menant enquêtes, filatures et autres missions de confiance pour le compte d’un certain… Sherlock Holmes. Ce nouvel opus voit nos héros se mêler d’une ténébreuse affaire impliquant des révolutionnaires russes exilés à Londres et la police secrète du Tsar… Nos protagonistes vont avoir fort à faire pour déjouer machinations, trahisons et mauvais coups…
Outre le scénario, on apprécie donc la régularité du travail de David Etien qui ne cède jamais à la facilité et offre des cadrages toujours aussi inattendus que bienvenus. Le dynamisme qui en ressort est explosif. La coloration est quant à elle restée aussi ingénieuse avec des zones d’ombres lumières très appuyées mais intéressantes.
Le premier album des Quatre de Baker Street nous avait déjà conquis, et nous attendions avec impatience la suite. Ce second épisode nous convainc définitivement de la régularité de cette série dont chacun devrait pouvoir se délecter. Une valeur devenue assurément sûre, et on peut le parier dès maintenant : à n’en pas douter, le troisième album sera encore meilleur ( à paraître le 1er octobre 2011) !
- E. -
Categorie: BD










C’est qd que tu repousses les 4 murs qui t’encombrent pour stocker toutes tes BD?… Heureusement qu’ils prennent du temps pour concocter leur album, 2011 – ça te laisse un peu de temps !
Comme tu dis, avec une programmation sur 18 mois, c’est gérable ! Si tout le monde pouvait prévoir les sorties BD de cette façon! Une BD vraiment sympa ceci dit
Série très travaillée et vraiment plaisante. A suivre !