Les révoltés de l’île du diable, un film de Marius Holst, en DVD et Blu-Ray le 24 octobre !

[ 0 ] 24/10/2012 |


En DVD et BLU-RAY le 24 octobre 2012

Prix de vente conseillé : DVD 14€99 TTC / BLU-RAY 19€99 TTC

FICHE ARTISTIQUE

Un film de Marius HOLST avec Stellan SKARSGARD, Benjamin HELSTAD, Kristoffer JONER et Trond NILSSEN

 

SPÉCIFICITÉS TECHNIQUES :

Durée : 115 min / Langues : Français – Norvégien Dolby Digital 5.1 / Sous-titre : Français / Format : 2.35 –16/9ème compatible 4/3

BONUS : Documentaire racontant la véritable histoire de Bastoy (48 mn)

 

SYNOPSIS

Hiver norvégien, début du 20ème siècle. Bastoy, une maison de redressement située sur une île, accueille de jeunes délinquants. Les pensionnaires doivent affronter un directeur impitoyable et un abominable surveillant. Sadisme, mauvais traitements, abus sexuels sont leur lot quotidien. Un nouveau venu débarque. Il a un plan : s’évader et quitter l’île. Une violente révolte finira par éclater.

 Le cinéma norvégien, relativement peu prolixe, offre quelques perles de temps à autre, c’est le cas de ce Les révoltés de l’île du diable de Marius Holst qui signe un huis-clos « carcéral » étouffant et effrayant, d’autant plus qu’il est tiré d’une histoire vraie, celle du pensionnat Bastoy, situé sur une île de Norvège, à l’intérieur duquel s’est déroulé sévices et viols avant qu’éclate une révolte digne de celle du Bounty.

 Le film suit à la lettre les faits qui se sont déroulés en ce lieu durant l’hiver 1915. De mauvais traitements puis des abus (sexuels) ayant conduit un des pensionnaires au suicide, provoquant alors la colère des autres internés. Porté par une mise en scène glaciale (et glaçante) et aidé par la rudesse des paysages enneigés (que l’on voit peu, l’action se déroule pour l’essentiel dans la maison de redressement) le film progresse lentement vers une violence de plus en plus incontrôlable, jusqu’à un final implacable. Une séquence de fin qui offre un suspense intense, clôturant avec brio l’heure cinquante d’un film qui reste dans les mémoires longtemps après son visionnage.

 Dans le rôle du directeur de l’établissement, le célèbre comédien Stellan Skarsgard est excellent d’ambivalence, offrant à cet homme d’apparence austère et rigide, un mélange de sévérité extrême et de profonde humanité qui le rend presque attachant. Il a face à lui de jeunes comédiens tous excellents, en tête Benjamin Helstad qui est la révélation du film, imprégnant une belle intensité de jeu à son personnage de délinquant rebelle nihiliste. Son amitié avec un des autres pensionnaires avec lequel il crée un lien fort autour d’un projet d’écriture (inventant ensemble une histoire d’amitié entre deux marins autour d’une chasse à la baleine, proche des récits de Herman Melville ou Joseph Conrad), parabole de leur condition et moyen d’évasion par la littérature, constitue une belle dimension poétique qui adoucit la dureté du métrage.

  Le film a connu un passage discret en salle, et ce malgré un bon accueil critique, l’édition dvd et blu-ray qui sort ce 24 octobre offre donc une bonne séance de rattrapage.

 

Thierry Carteret


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Categorie: Cinéma, Critiques Films

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