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L’expédition d’Alunÿs (Légendes de Troy/Soleil Productions)

[ 0 ] 27/06/2010 |

Date de sortie : 26 mai 2010
Scénaristes : ARLESTON, MELANŸN
Dessinateur : CARTIER
Coloriste : Vincent
Prix : 13.5 €

L’Expédition d’Alunÿs est le dernier né de l’univers des Légendes de Troy signé Arleston, forcément. Et comme toutes ses histoires parallèles, le scénariste n’excelle pas, sans pour autant commettre d’erreur fatale. Si l’histoire est marquée du sceau de Troy, elle demeure totalement indépendante et se résume à ce seul épisode, conçu comme un One Shot.

Résumé de l’éditeur : Dans son laboratoire du Conservatoire de Magie d’Eckmül, le sage Alunÿs est fébrile… Après des années de recherche. Il est sur le point de formuler le 14e Enchantement Majeur qui doit faire de lui une légende parmi les sages et lui permettre de briguer le poste de Vénérable. Mais alors qu’il expérimente son enchantement sur Shepäh, son félin de compagnie, un accident le laisse intellectuellement diminué. Affublé de l’agaçant Kyslapeth et de la jeune herboriste Marikiri, tous deux apprentis et en stage de fin d’études, Alunÿs se lance sur les traces du légendaire Krobatridère, le seul qui pourrait lui permettre de recouvrer ses facultés…Une expédition qui les mènera par-delà la mer Furieuse infestée de pirates, jusqu’aux lointaines et inhospitalières îles de l’archipel Haggatoe, à la rencontre d’une destinée pour le moins inattendue. Quand la grande aventure de Troy devient délicieusement loufoque…

Extrait

Comme en témoigne le résumé ci-dessus, L’Expédition d’Alunys n’est pas à prendre au sérieux, mais plutôt à lire à la légère, sur le coin d’une serviette de plage. Il ne faut pas en attendre beaucoup plus. Le scénario est très « aéré » et ne suscite pas de grand élan d’intérêt. Le public visé est sans doute assez jeune. La narration, proche d’un épisode des Schtroumpfs.

Le dessin est très simple et peut être trop lisse dans son esprit. Mais la coloration chatoyante donne un vrai peps qui n’est pas désagréable.

Difficile de ne pas comprendre que la BD ne nous a pas franchement surpris. On préférera lorsque Arleston s’affranchit de sa création phare avec des œuvres aussi réussies que Les Naufragés d’Ythaq qui ont le mérite de proposer de nouveaux univers et une inspiration scénaristique intacte.

Mais cette expédition ravira sans doute les plus jeunes, en mal de petites blagounettes ou pour passer l’été en compagnie d’une BD qui peut se comprendre sans lire les bulles.

- E. -


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