L’indigent Philosophe marque le retour de Claude Brasseur au théâtre

L'indigent Philosophe
L’indigent Philosophe, de Marivaux, adaptation de Michael Stampe, Théâtre de l’Atelier

L’indigent Philosophe marque le retour de Claude Brasseur au théâtre

C’est un Claude Brasseur âgé de 80 ans qui monte sur les planches du Théâtre de l’Atelier pour interpréter un personnage de Marivaux auto proclamé L’indigent philosophe. En rédigeant ses mémoires, il partage ses réflexions sur les gens de son temps tout en soulignant sa philosophie de la vie. Abhorrant la vanité de ses contemporains, il est un ancien riche ruiné à force de plaisirs dispendieux. Mais il ne regrette rien et multiplie les réflexions truculentes sur sa perpétuelle quête de joie dans l’existence. Accompagné d’une violoncelliste complice, le comédien  s’amuse en jouant les phrases ciselées du célèbre auteur du XVIIIe siècle tout en gratifiant le public de remarques qui font mouche.

Une philosophie de la vie

C’est un personnage d’âge mur qui disserte sur les leçons que la vie lui a apprises. De la joie en chaque instant et un regard distancié sur les vanités de ses semblables sont ses enseignements les plus révélateurs. Dans une mise en scène accumulant les chaises et réduisant au minimum les mouvements, Claude Brasseur parcourt les ligne de Marivaux avec un art consommé du phrasé et de l’élocution, lui qui a débuté sa longue carrière en 1955 avec plus de 35 pièces interprétées tout au long de ces années. Sa compère violoncelliste réagit à ses remarques tout en interprétant de délicats morceaux pour structurer la pièce. Le texte semble faire écho à l’existence du vénérable comédien tant il s’en amuse avec des ajouts facétieux comme autant de parallèles avec notre époque. Son regard toujours affuté en dit autant que ses mots et c’est un véritable plaisir de le retrouver sur une scène, lui qui n’a jamais caché son plaisir de jouer pour un public suspendu à ses lèvres.

Le public nombreux fait un triomphe à un comédien qui marque une fois de plus le théâtre de son empreinte. Quand résonne la dernière phrase, le silence se fait, tant elle parait d’une vibrante actualité. Me nuit-on? Me fait-on du mal? je le pardonne, mais ne m’ humiliez pas.

Dates :  du 1er mars au 1er avril 2017, Du mercredi au vendredi à 19h00
En matinée le samedi à 16h00 et le dimanche à 18h00
Lieu : Théâtre de l’atelier  (Paris)
Metteur en scène : Christophe Lidon
Avec : Claude Brasseur,  Anne Causse/Léa Duret

Note
Originalité
Mise en Scène
Jeu des acteurs
Texte
Stanislas Claude
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

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