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LOIN DE LA TERRE BRULEE (The Burning Plain)

[ 6 ] 18/11/2009 |

Burning Plain

Au cours de ces dernières années, Guillermo Arriaga s’est forgé une réputation d’homme d’écriture – si spécialement intelligente dans sa construction énigmatique. A travers le triptyque Iñarritu (Amours Chiennes, 21 Grammes, Babel) ou encore à travers sa collaboration édifiante avec Tommy Lee Jones (3 Enterrements – Prix du Meilleur Scénario au festival de Cannes 2005), nul besoin de vendre ses mérites déjà bien reconnus de scénariste brillant.

Même s’il paraît que ce n’est pas son premier film en tant que réalisateur, Loin de la terre brûlée est le premier film qu’il réalise depuis son succès indéniable sur la scène internationale. Quelque part plongés éperdus dans le Nouveau Mexique, une femme et son amant consument un amour inavoué qui mourra avec eux dans une caravane en feu – une image qui hantera l’âme du film. Parallèlement, une femme à Portland errant, à l’apparence nihiliste, à travers des conquêtes sans lendemain est suivie étrangement par un hispanique mystérieux.

image_diaporama_portrait

Plusieurs destins voués à s’entremêler – du déjà-vu à travers l’expérience Arriaga. Une personnalisation de la frontière du Mexique, la mort, l’amour – sous fond de culpabilité destructrice. Et une forme temporelle tarabiscotée s’articulant autour d’un récit éclaté au flash-back empreint de remords, de regret, de douleur ou d’incompréhension. Des thématiques Arriagastique pourrait-on dire. Mais c’est avec un engouement volontaire qu’on se laisse aller dans cette épopée esthétique à la photographie majestueuse hantée par les forces de la nature (les éléments du feu, du vent, de la terre et de l’eau définissent chacun un moment précis du récit). La particularité de cette immersion intimiste est qu’elle en est centralisée sur la femme. Et les interprétations en sont absolument parfaites (Kim Basinger, Jennifer Lawrence mais surtout Charlize Theron (étonnante !)).

Si la fresque ne donne pas de réponse au mal imprégné mais surtout aucun final (grande différence par rapport aux autres films de Arriaga), elle mérite une attention toute particulière.

- C. -

oui


Commentaires (6)

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  1. avatar Caro dit :

    Ca donne envie en tout cas… Sympa ce ptit article Monsieur C.

  2. avatar Bénédicte dit :

    Oui, tout à fait d’accord avec Caro ! Tu donnes envie d’aller voir ce film ! Merci Ced de cette belle critique ! Tu mets en valeur la femme ! c’est bien !!!

  3. avatar C. dit :

    Zêtes bien sympa les filles. Un p’tit film qui se voir plutôt bien oui – sans prétention mais avec un certain talent.

  4. avatar Menzo dit :

    Why not, j’avais bien enve de le voir… il passe plus au ciné non?

  5. avatar E. dit :

    C’est marrant, en t’ayant lu et après avoir visionné la BA, je suis beaucoup plus enthousiaste que tu n’en as l’air dans ton commentaire, C.
    Arriaga, l’est trop fort !

  6. avatar C. dit :

    C’est net qu’il est bon. Mais tu risques d’être un peu déçu par l’intrigue car beaucoup moins… surprenante qu’un Babel ou Amores Perros.

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