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L’Opéra de Pékin aux nuits de Fourvière de Lyon jusqu’au 12 juin 2010

[ 4 ] 11/06/2010 |

L’École d’Opéra de Pékin
« Au bord de l’eau »
Mise en scène : Patrick Sommier
Avec Gilles Arbona, les élèves, les professeurs et l’orchestre de l’École d’Opéra de Pékin

Les Nuits de Fourvière du 4 juin au 31 juillet 2010 (LYON)

Dernière date : Samedi 12 juin / 21h30 – Odéon (Plein tarif : 25 €/ Tarif jeunes : 20 €)

Ce spectacle, organisé dans le cadre des célèbres Nuits de Fourvière de Lyon (du 4 juin au 31 juillet) est en hommage au célèbre roman chinois de Shi Nai-an, « Au bord de l’eau », 2200p, traduit par Jacques Dars. La préface du livre date du XIV ème siècle. Tout le monde en Chine connaît ce livre. Se cacher au bord de l’eau prend la même signification que se cacher au maquis. Ce livre, le plus célèbre en Chine, est une aventure unique, qui se retransmet de génération en génération. Il a été écrit sur cinq siècles Comme le dit Patrick Sommier : « La Chine est le pays de l’écrit ».

L’idée principale de ce spectacle est de montrer comment se forme un élève dans l‘École d’Opéra de Pékin. Quels sont ses professeurs, montrer son quotidien, ses répétitions ou encore ses regards avant tout maquillage. Dévoiler la dure réalité de l’École d’Opéra de Pékin. Ce spectacle est un hommage à cette école. Patrick Sommier pense que « la globalisation ne fait pas tellement de bien à ce grand art ».


Cette école est unique au monde. C’est la plus célèbre École d’Opéra de Pékin. On y apprend l’acrobatie, toutes sortes de sauts, des gestuelles infiniment complexes, un langage des mains, des pieds, du corps tout entier. Mais c’est aussi l’art du costume, du maquillage comme nul part ailleurs. Il est très difficile d’entrer dans cette école. La sélection se fait sur concours, dès l’âge de 6 ans. Ils viennent de la Chine entière, mais davantage de l’Est de la Chine.

« Au bord de l’eau », c’est l’histoire de 108 brigands qui font trembler l’Empire Céleste : c’est la Chine du XII siècle, avec la dynastie des Song, puis celle des Yuan des Mongols, moment où le livre naîtra.
Le spectacle est composé de 17 scènes et d’un prologue. Il y a deux héros : le livre « Au bord de l’eau » et l’autre, c’est « L’École d’Opéra de Pékin ». Tout au long du spectacle on voit évoluer les artistes. Ils sont une cinquantaine dont une vingtaine d’élèves, avec davantage de garçons, qui ont entre 16 et 17 ans.

Au début du spectacle, on les voit évoluer, sans costume, faire leurs exercices, sous la joug d’un professeur. Très rigoureux, très précis, avec une synchronisation exemplaire. Puis les costumes arrivent, de plus en plus sophistiqués. Les dernières scènes sont complètement magiques avec des costumes éblouissants et un maquillage à vous couper le souffle. Vraiment extraordinaire. Quelle beauté ! Quelle élégance ! Du jamais vu !


Il paraît qu’une minute sur scène équivaut à dix ans de travail. Je veux bien le croire si j’en juge cette excellence. Tout parle chez ces jeunes acteurs : leurs yeux, leur regard, leurs mains, jusqu’au bout des doigts. A un moment leur danse est filmée au zoom et retransmise, sur grand écran, derrière eux. On y voit tous les détails : les doigts des jeunes filles qui sont comme cinq danseurs qu’elles maîtrisent parfaitement. Il faut le voir pour le croire.
Les jeunes garçons manient le sabre avec dextérité, avec une souplesse et une rapidité fulgurante. Ils vont tellement vite qu’on ne se rend pas compte de la difficulté de leurs gestes.

Quant à l’Opéra lui-même, c’est bien évidemment très différent des nôtres. Il n’est pas vraiment chanté comme nous l’entendons ordinairement. C’est un « parlé-chanté », avec des voix très aigües chez les jeunes filles. La musique est entrainante, gaie et rapide, avec des instruments uniques. La troupe était à Madrid début juin. Ils sont à Lyon jusqu’au 12 juin. Et ensuite, ils vont à Milan. Cela faisait cinq ans qu’ils n’étaient pas venus en France. Alors, si vous le pouvez, venez les voir aux Nuits de Fourvière, au théâtre romain, lieu assurément magique.
Patrick Sommier veut « tordre le cou aux clichés » : nous pensons Chine, pays du kung fu, maintenant pensons Chine, pays des lettrés ! Après un tel opéra, nous en voilà convaincus !

http://www.nuits-de-fourviere.org/

- Bénédicte -


Commentaires (4)

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  1. avatar C. dit :

    Du spectacle coloré… en plein air? Sans pluie? Du style atistique qui marque je suppose, t’es pas prête de l’oublier – reste plus qu’à aller le voir à Beijin !!

  2. avatar E. dit :

    Ce devait être magique ! Tu as eu de la chance de passer finalement entre les gouttes ! je t’envie !!

  3. avatar Bénédicte dit :

    La 1ère qui devait avoir lieu mercredi soir a été annulée, au dernier moment, à cause de la pluie. J’ai eu de la chance jeudi soir : un peu de vent, très peu de pluie et une température correcte : conclusion, le spectacle pouvait commencer.
    Par contre, des fesses, des jambes, le dos très endoloris après 2h de spectacle, car malgré leurs coussins, les gradins ne sont pas faits pour les « vieux » comme moi ! Avec impossibilité de caler son dos…
    Mais c’était quand même magique !

  4. avatar E. dit :

    Quel dommage, ce genre de douleur peut te gacher un spectacle ! J’espère que tu n’as pas trop souffert !!

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