Malveillance, un film de Jaume Balagueró
Synopsis officiel : César est un gardien d’immeuble toujours disponible, efficace et discret. Disponible pour s’immiscer dans la vie des habitants jusqu’à les connaître par cœur ; discret quand il emploie ses nuits à détruire leur bonheur ; efficace quand il s’acharne jusqu’à l’obsession sur Clara, une jeune femme insouciante et heureuse…
Gênant, malsain, angoissant, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le nouveau film du réalisateur de Rec. Horreur et images gores sont abandonnées pour laisser place à un huis clos oppressant entre la victime et son bourreau. Pas de décor, de personnages superflus, les gros plans sur César suffisent à inspirer la dose de terreur qu’il convient.
Luis Tosar incarne un César dans toute son ambiguïté, à la fois pervers sociopathe souriant aux malheurs des autres, et homme désespéré au bord du suicide. Car toute la force du film est là. En choisissant de faire de son « monstre » un personnage de premier plan, Jaume Balagueró lui insuffle une touche d’humanité, et on se surprend à espérer parfois qu’il s’en sorte.
Mais on regrette qu’à trop vouloir suggérer les choses, le réalisateur ne pousse pas assez loin le vice lors de certaines scènes, comme avait pu le faire Michael Haneke avec son Funny Games. Malveillance avait la volonté, il ne lui restait plus qu’à oser.






Ce film témoigne d’une maîtrise de la caméra et de la mise en scène qui doit être soulignée, habité d’une perversité psychologique et nihiliste jubilatoire.
Bonsoir, j’ai vu ce film hier soir. J’ai aimé le fait que la violence latente va crescendo. La fin immorale n’est pas mal non plus. En revanche, le fait que le couple ne sente pas une présence dans l’appartement m’a semblé un peu invraisemblable. Bonne soirée.
Merci Dasola pour ton commentaire. C’est toujours intéressant d’avoir d’autres ressentis.
Et bonne soirée aussi !