Mères et Filles de Julie Lopes-Curval

C’est un film qui vit grâce à Catherine Deneuve ! On est censé analyser les relations mères-filles. Mais en fait, on n’apprend rien. C’est plutôt une histoire banale d’un couple dans les années 1950. On voit le jeune couple, uniquement dans leur maison, et avec des dialogues très creux, qui veulent démontrer la pauvreté de leur relation. On s’oriente très vite vers un certain féminisme. La condition des femmes à cette époque est carrément caricaturée et ne laisse aucune place à un bonheur quelconque pour la femme, malgré une certaine aisance financière. C’est le cas de cette jeune épouse, Louise (Marie-José Croze), mère de 2 enfants et surtout mère au foyer. Elle ne dit rien, ose à peine demander à son mari (Gilles, joli prénom, acteur plus que médiocre qui a un rôle nul, caricaturé à l’extrême : Gérard Watkins) et semble ne pas vivre. Son mari la tient prisonnière.
D’un autre côté on assiste à une relation actuelle, sinistre entre mère, Martine, et fille, Audrey : Catherine Deneuve et Marina Hands. Rien ne passe entre elles. Ou plutôt tout en négatif. Mais pas d’explication, ni d’analyse. A peine une amorce sur la fin du film… Martine est la fille de Louise… Mais on ne voit jamais les 3 générations ensemble car Louise a disparu en abandonnant ses 2 enfants.
Mais on passe tout de même un bon moment, d’autant plus que quasiment tout le film est tourné sur le Bassin d’Arcachon, dans une très belle villa, au bord du bassin, côté Pyla, pas loin de la jetée du Moulleau. Dommage que ce ne soit pas filmé à la bonne saison, les couleurs ne sont pas géniales… Et pourtant c’est un très beau pays !
Bref, on ne s’y précipite pas… car on risque de trouver le temps long ! Bref, ce film n’a rien à voir avec les films d’Almodovar (Tout sur ma mère, Talons-aiguilles), qui n’a eu de cesse d’analyser en profondeur les relations toujours extrêmement compliquées entre mère et fille.
- Bénédicte -




Eï, chef de ronde, ça y va cette semaine !! De la publication en masse !
Le Moulleau, Gilles et Co. – du souvenir… aaaaah dommage que le film ne soit pas à la hauteur de son environnement !
Oui, t’as remarqué ! Mais je dois dire que sans mon Directeur de soutien, je ne serai pas à la hauteur.
Oui, joli rappel de si bons moments passés là-bas, durant des années. Merci Gilou !
Le film a l’air plutôt mauvais… contrairement à ton Directeur de soutien, Béné !
Bien joué pour ta semaine, tu as assuré.
Le Moulleau, c’est du souvenir !