Métamuta, Mutafukaz vu par Jérémie Labsolu

Comme promis lors de la sortie de l’album, on vous en dit plus sur ce fameux Métamuta, qui nous intrigue toujours autant aujourd’hui, même après l’avoir lu, c’est vous dire ! L’histoire est cette fois toute dédiée au personnage d’Angelino et tente de retracer son enfance (depuis sa naissance). Vinz est en effet quasi absent de ce tome. Ce qui ne nous empêche pas de prendre notre pied dans un univers Mutafukaz tout retourné. On retrouve de nombreuses références et clins d’oeils à la série d’origine si bien qu’il paraît impossible d’y comprendre quelque chose sans avoir lu au préalable la série originelle. Métamuta semble ainsi réservé aux initiés voire aux fans inconditionnels. Car l’album n’est en fait pas à l’abri des reproches.
D’abord - et c’est la première chose qui saute aux yeux- le style graphique de Jérémie Labsolu est vraiment très particulier. Toutes les planches sont en noir et blanc (dommage, quand on voit la qualité de la coloration de la couverture) entre le griffonné et le patch work. Le rendu est fou et traduit un esprit aussi dérangé que déjanté. Mais c’est tant mieux ! Néanmoins, il est certain qu’une telle oeuvre ne peut pas faire l’unanimité avec un tel parti-pris.
Si l’on s’attache ensuite au scénario, également écrit par Jérémie Labsolu, on ne peut qu’affirmer que son auteur est définitivement décapé du cerveau. On aura du mal à vous résumer l’histoire tant elle peut sembler partir dans tous les sens par moments. L’effet est tellement appuyé qu’on a parfois du mal à suivre entre deux pauses. On conseillera bien volontiers de lire l’album d’une traite pour ne rien rater (chose qu’on regrette de ne pas avoir faite). Une trame de fond finalement assez volatile, donc. On ne cachera tout de même pas notre plaisir en découvrant des scènes d’actions extrêmes plus que jouissives à admirer. Du côté du découpage, l’ensemble n’est cependant pas toujours à la hauteur et peut poser des problèmes de lisibilité de l’action en cours….
En conclusion, Métamuta a ses qualités et ses défauts. Le tout dégage un mélange explosif au trait et à l’action énergiques, parfois violents pour les yeux et le cerveau. Un tome qui plaît ou ne plaît pas mais qui ne laisse en tous cas pas indifférent, c’est une évidence !
E.
Categorie: BD, Neuvième Art












Roooooooooooooooooo, mais dis-moi ça m’intrigue bien tout ça !!
Super le billet – I loved !
Dois je m’y plonger?
Ouais…
Vivement le tome 3 et la suite du scénario original !
Ouais Verbal, ya pas à chier : on espère que Run va se sortir les doigts et se recentrer sur l’essentiel !!!
C. , je ne sais pas si la bd te plairait… Vraiment aucune idée là dessus !
Ton p’tit billet est vraiment bon : c’est exactement le même sentiment que j’en ai. Rien à redire, t’as déjà tout dit !!
Scotchant mais pas mauvais, loin de ça. A préférer nettement au T0.
Merci pour ce compliment renouvelé aps lecture C. !
et je suis vraiment super d’accord ac toi pour dire que le tome 0 est bien en dessous !
Il faut dire que le tome 0 est en dessous de tout!