Mondrian / De Stijl au Centre Pompidou
©Centre Pompidou, direction de la communication. Conception graphique : Christian Beneyton,2010
« Qu’est-ce que je veux exprimer par mon œuvre ? Rien d’autre que ce que cherche chaque peintre : exprimer l’harmonie par l’équivalence des lignes, des couleurs et des plans. Mais ceci de la façon la plus claire et la plus forte ». C’est en ces quelques lignes que Piet Mondrian (1872-1944) définissait son approche de l’art.
Figure majeure de la peinture de la première moitié du XXe siècle, l’artiste néerlandais se voit consacrer une importante rétrospective au Centre Pompidou, à Paris, centrée sur les années parisiennes (1912-1938) et ses liens avec le mouvement d’avant garde De Stilj qu’il fonda en 1917 avec l’architecte Theo Van Doesburg.
Elle décrit de manière très riche et didactique au travers ce parcours croisé l’histoire de cette vision radicale et universelle du monde.
Une partie de l’exposition retrace le mouvement De Stijl dont Mondrian fut un des principaux théoriciens apportant un éclairage complémentaire sur son oeuvre. Ce mouvement est présenté en deux sections encadrant la présentation monographique consacrée à l’artiste. La première s’attache aux concepts philosophiques et artistiques de ce courant majeur du XXe siècle et la deuxième à sa diffusion.
Les membres De Stijl, en particulier Mondrian sont inspirés par le philosophe néerlandais Schoenmaekers qui défend la compréhension de l’univers à partir de sa structure mathématique et de la pensée théosophique fondée sur la théorie de la sagesse divine, omniprésente dans l’univers et dans l’homme.
Il s’agit pour les artistes et architectes de ce mouvement d’inventer un espace pictural et architectural qui réponde aux enjeux de la société industrielle basé sur la fonctionnalité, la simplicité, les couleurs primaires et les lignes épurées. Des oeuvres issues de cette conception esthétique et sociale sont ici présentées et qui concrétisent une vision avant-gardiste de cet art dans la vie quotidienne et urbaine.
Gerrit Rietveld
Chaise rouge-bleu, 1918, hêtre et contreplaqué, 86,60 x 65,9 x 82 cm
Utrecht, collection Centraal Museum
Donation 1959 © Adagp, Paris 2010
Un deuxième chapitre aborde, à travers une centaine d’oeuvres majeures, la quête universaliste de Mondrian qui chercha à libérer l’art de l’individualisme. « Je construis des lignes et des combinaisons de couleurs sur des surfaces planes afin d’exprimer avec la plus grande conscience la beauté générale ».
Elle traduit l’évolution du peintre depuis ses toutes premières influences cubistes à la radicalisation de la ligne aboutissant au néoplasticisme (la nouvelle plastique abstraite) théorisée par l’artiste en 1919. « Pour moi le rapport plastique est précisément plus vivant quand il n’est pas enveloppé dans le naturel mais se manifeste dans ce qui est plane et rectiligne ».
Couverture du catalogue Mondrian
Sous la direction de Brigitte Leal
360 pages, 350 illustrations Format :23,5 x 30, relié
Prix : 49,90
C’est par l’usage strict des couleurs primaires (bleu, jaune, rouge), du blanc et du noir appliqués en aplat, de lignes droites et orthogonales, la limitation des formes et la géométrisation des volumes que s’élabore un langage pictural extrêmement dépouillé qui révèle une esthétique projetée comme universelle.
Si l’oeuvre de Mondrian se nourrit des théories développées au sein du mouvement De Stilj avec sa recherche sur la structure, la couleur, la composition géométrique, l’équilibre, elle fait aussi appel à la spiritualité, au rythme quasi musical et à la sensibilité cérébrale qui tendent à la plus pure abstraction et à cet art total…
-Amaury Jacquet-
Centre Pompidou jusqu’au 21 mars 2011
Categorie: Actu Alitée, Art Contemporain










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On est allé voir, sympa !