MONUMENTA 2012 : Derniers jours !

© Daniel Buren, ADAGP, Paris. Photo Didier Plowy.
la Nef du Grand Palais jusqu’au 21 juin 2012
Il vous reste 8 jours pour découvrir ou redécouvrir Excentrique (s), l’édition 2012 de Monumenta qui se termine le jeudi 21 juin avec la Fête de la musique !
Monumenta invite chaque année un artiste majeur à investir les 13 500 m² et les 35 mètres de hauteur de la Nef du Grand Palais, avec une oeuvre inédite, conçue spécialement pour cet espace exceptionnel. Après le succès des quatre premières éditions confiées au peintre allemand Anselm Kiefer en 2007, au sculpteur américain Richard Serra en 2008, à l’artiste français Christian Boltanski en 2010, puis à l’artiste britannique né en Inde Anish Kapoor, qui attira en 2011 plus de 270 000 visiteurs en six semaines et demi, c’est Daniel Buren, connu pour ses colonnes jallonant la cour d’honneur du Palais Royal et son oeil du cyclone créé au Guggenheim de New York, qui relève le défi du 10 mai au 21 juin 2012.
Le travail in situ, un des concepts clés de l’artiste, qui caractérise son activité artistique dès 1965, implique que l’œuvre naît de l’espace dans lequel elle s’inscrit, ne pouvant dès lors être envisagée en dehors de son lieu de présentation, dans et pour lequel elle est conçue.

© Daniel Buren, ADAGP, Paris. Photo Didier Plowy.
Sa création « Excentrique(s) », propose une immersion à travers une foret de cercles de plastique coloré soutenus par 1.500 piliers noirs et blancs, comme autant de parasols plantés les uns contre les autres. Les disques sont composés de quatre couleurs : bleu, jaune, rouge, vert. Et se reflètent au sol en fonction de l’intensité de la lumière renvoyée. Tonalités pastel en cas de ciel couvert. Teintes flamboyantes lorsque le soleil brille. La nuit, l’oeuvre est différente. Des projecteurs puissants balayant l’espace et procurent une toute autre perception.
Au centre, sous la verrière quadrillée de bleu, des miroirs en force de cercle sont posés sur le sol à l’aplomb de la coupole et sur une surface vide de 900 m2. Ils offrent aux visiteurs, invités à se promener dessus, une plongée dans l’architecture du Grand Palais qui s’y réfléchit ainsi que les faisceaux de lumière, les morceaux de toit, les nuages, le soleil. L’espace se démultiplie et les couleurs s’unissent pour se fondre et imprimer un univers. Des bancs circulaires sont disposés tout autour, sur lesquels on peut se reposer et observer ce qui se passe, avant de circuler à nouveau dans le lieu et l’œuvre.

© Daniel Buren, ADAGP, Paris. Photo Didier Plowy.
Daniel Buren indique : « Les cercles colorés sont posés très bas, à 2,80 mètres du sol maximum. Il y a donc un volume gigantesque entre ces ronds et la verrière dont la hauteur va jusqu’à 45 mètres. Entre les deux il n’y a rien. C’est-à-dire que pour moi, il y a tout.
Ce que je sculpte, c’est cet espace, ce volume gigantesque. Ce qui est intéressant, c’est la vie entre l’enveloppe de la verrière et le toit que je construis. Et, bien sûr, la lumière qui va se voir au sol dès qu’il y aura du soleil et qui prendra différentes couleurs en traversant le plastique ».
Pour Patrick Bouchain « L’oeuvre de Buren révèle la monumentalité du lieu ». Les miroirs renvoient à son architecture, « c’est un hommage à la géométrie, à la construction métallique ».
Enfin, l’artiste a bouleversé l’entrée de la nef qui se fait par la porte Nord, la moins visible, signalée par un portique carré constitué de bandes blanches et noires, d’où l’on avance dans un couloir en plan légèrement incliné au bout duquel on entrevoit d’abord quelque chose qu’on ne cerne pas immédiatement : de la lumière, un ensemble de couleurs et de piliers. Car l’entrée principale n’offrait pas, selon lui, la meilleure perspective sur « le volume extraordinaire de ce lieu » qu’il importe de découvrir progressivement.

© Daniel Buren, ADAGP, Paris. Photo Didier Plowy.
Une oeuvre éphémère et éclatante, à l’image de l’arc en ciel et de son spectre de lumière, que transcende la verrière du Grand Palais…
Monumenta 2012 – Interview de Daniel Buren par Rmn-Grand_Palais
-Amaury Jacquet-

Categorie: Art Contemporain








bonjour
je crois que c’est jusqu’au 21 juin et non 31
je n’ai pas vu la nuit, cela doit être comme vous dites une autre petite merveille
A bientôt,
JA
Oui, vous avez raison c’est jusqu’au 21 juin et je viens de corriger cette coquille !
Merci de votre commentaire et à bientôt.