Le nouvel album de Bertrand Burgalat Les Choses qu’on ne peut dire à personne sort le 19 mai 2017

Bertrand Burgalat
Bertrand Burgalat, Les choses qu’on ne peut dire à personne

Le nouvel album de Bertrand Burgalat Les Choses qu’on ne peut dire à personne dans les bacs le 19 mai 2017

Le producteur, musicien, compositeur, arrangeur et chanteur français Bertrand Burgalat revient le 19 mai prochain avec un nouvel album intitulé Les choses qu’on ne peut dire à personne. Il continue à situer ses 19 compositions dans un trou spatiotemporel iconoclaste et désincarné, entre sixties acidulées et seventies psychédéliques. Les morceaux sans paroles utilisent autant des instruments surprenants que des guitares pop tandis que les paroles mélangent les rimes surréalistes à une ambiance délicieusement surannée.

Un sillon rétro entre sixties et seventies

Bertrand Burgalat est surtout connu pour avoir produit des artistes rétros comme April March ou mis sous les projecteurs le groupe AS Dragon. Pourtant il aime toujours autant taquiner le micro. Depuis la fondation de son label Tricatel en 1995, Bertrand Burgalat s’est toujours intéressé aux artistes inclassables et aux projets hors normes comme le montrent par exemple ses projets avec Michel Houellebecq et Valérie Lemercier.  Certains l’auront connu dès 2000 avec l’album The Sssound of Mmmusic pour une confirmation en 2001 avec Bertrand Burgalat meets A.S. Dragon. Le chanteur/producteur revient avec des compositions instrumentales furieusement rétros et ses comptines surréalistes pour une écoute loin des standards commerciaux actuels formatés. Tricatel a ses fans et tous connaissent le niveau de qualité du bonhomme, toujours aussi exigeant dans l’art de délivrer des compositions entre dépouillement et production au cordeau. Bertrand Burgalat est un concept sans âge, qui se déguste comme du bon vin. Il invoque Rachmaninov dans Ultradevotion, les vents fous et chauds dans Le Zéphyr, les lièvres de Pâques dans Diagonale du vide et les jouets d’un banquier d’affaires dans Son et Lumières. L’auditeur voguera entre écriture automatique et cadavre exquis tant l’auteur cherche à s’affranchir de la norme ambiante pour retrouver la musicalité poétique d’antan.

Musique d’ambiance ou musique d’ascenseur?

Les contempteurs d’un des rares producteurs français surnageant dans l’univers précaire et exigeant de la musique française de qualité rapprocheront ses compositions de musique d’ascenseur, voire de easy listening. Sans savoir que le paradoxe temporel est voulu, voire recherché. La musique est un sujet trop léger pour toujours se prendre au sérieux. Burgalat chante doucement, jusqu’à presque susurrer ses paroles, avec des arrangements classieux et des mélodies qui privilégient l’épure à l’accumulation. Pas de guitares saturées ni d’overdubs, le son est clair, voir cristallin. Jusqu’à invoquer le temps qui passe et la peur de la fin de plus en plus proche avec un Que restera-t-il de nous, de moi? interrogateur. Et quand il évoque la tour Coeur Défense située dans le bien connu quartier d’affaires, c’est pour évoquer l’Arc de Triomphe, comme pour conjurer l’aube géométrique de tours sans âmes. Derrière la réalité bien présente se cachent les rêves et la brume, bien moins discernables et heureusement toujours aussi mystérieux.

Le nouvel album de Bertrand Burgalat se découvre avec un vrai plaisir tant l’animal sait brasser les influences pour en faire une belle synthèse et livrer ses propres déclinaisons personnelles dans un beau moment de découverte musicale. Qui rappelle tant de choses et sait pourtant rester unique. Vivement le 19 mai!

Un extrait!

Note
Originalité
Musique
Paroles
Plaisir de l'écoute
Stanislas Claude
Rédacteur ciné, théâtre, musique, BD, expos, parisien de vie, culturaddict de coeur. Fondateur et responsable du site Culturaddict, rédacteur sur le site lifestyle Gentleman moderne. Stanislas a le statut d'érudit sur Publik’Art.

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