Une nouvelle programmation démentielle et culottée pour l’EMF – Electrobeach 2017

Electrobeach 2016 Photo © Anthony Ghnassia & Jean-Marie Siousarram
Night Pink Electrobeach 2016 Photo © Anthony Ghnassia

Electrobeach 2017, un line up entre éclectisme et puissance.

Depuis une édition 2015 d’anthologie, qui avait vu, le festival organisé au Barcarès, rivaliser avec la programmation des Ultra, voir titiller celui de Tomorrowland, l’EMF s’est installé de manière irrésistible dans le paysage des événements incontournables de l’été. Une reconnaissance à la fois populaire, où 176 000 fêtards se sont croisés l’an dernier, éthique, via le bouche à oreille enthousiaste des djs, et récompensée en étant élu pour la deuxième fois consécutive, meilleur festival mainstream en France. Fort de ce succès, et avec l’envie de maintenir le niveau d’exigence d’Electrobeach, ainsi que celui de conquérir de nouveaux territoires, son directeur, Silvain Berreteaga, vous a concocté 3 jours qui risquent de rester dans les annales.

Jour 1 / Deadmau5, Eric Prydz, Tiësto : feu d’artifice de légendes pour débuter.

Cela fait déjà quelques semaines que l’on savait que Electrobeach avait réussi un coup de maître en dénichant la plus grosse souris de la musique électronique, alias Joël Zimmerman, plus connu sous le pseudonyme de Deadmau5. Une prouesse assez extraordinaire quand on sait que cette souris promène chez nous, en France, une vraie réputation de Jerry, l’insaisissable amie de Tom.

Who’s gonna catch the mau5 ?

Quasiment aucune date dans l’hexagone en 10 ans d’une carrière où il aura été élu de nombreuses fois dj de l’année sur la plateforme Beatport. Véritable icône aux tracks légendaires, aux tenus excentriques et aux sets ravageurs, Deadmau5 sera à coup sûr LE highlight de cet EMF 2017. A ses côtés ce soir là, nombreux seront les festivaliers qui rêveront d’un B2B de folie avec son pote, Eric Prydz, aussi connu sous les pseudos Pryda ou Cirez D, comme à Tomorrowland, l’an dernier. Ils sont programmés le même soir, tous les espoirs restent permis donc. Prydz, qui revient pour la deuxième année consécutive, promènera dans tous les cas ses lasers et ses morceaux dévastateurs face au Lydia. Et ça, on adhère. Tout comme le retour du maestro, Tiësto, inoxydable mélomane, véritable référence avec ses labels Musical Freedom et le nouveau venu plus deep, AFTR:HRS. Toujours souriant, énergique et créatif, le plaisir de revoir ce géant sera encore et pour longtemps au rendez-vous. A leurs côtés, on notera le retour des piles blondes, Nervo ou encore, les premières de Nora en Pure et Yall sur la Beach Stage.

Jour 2 / Un vrai 14 juillet à l’EMF : Solveig, Tchami, Malaa, Club Cheval & … a BIG french surprise.

C’est une tendance qui avait émergé l’an dernier déjà où une pléiade de djs français avaient joué, drapeau au vent, pour le 14 juillet, jour de Fête Nationale en France, dans le contexte compliqué que l’on sait (Nice …), mais tous unis. Hormis la superstar trance, Armin Van Buuren, toutes les têtes d’affiche de ce jour seront français sur la Main Stage. Martin Solveig, sera encore une fois dans la place(s) avec ses hits qui sentent le soleil, et son VJing toujours acidulé et pimpant. Deux petits nouveaux de l’excellente team Pardon My French, Tchami et Malaa, imposeront aux festivaliers une future house et quelques sessions de bass, trap, à l’image de leur mentor, DJ Snake. Avec de véritables tempêtes de basses comme étendards, les deux lascars risquent d’en surprendre plus d’un, on prend le pari. Un pari osé, c’est aussi celui de placer les surdoués de la nouvelle French Touch, Club Cheval, sur le devant de la scène. Une electro pop clean, smooth, offrant des faux airs des premiers EPs de Daft Punk, voilà la promesse de ce quatuor ultra-talentueux. Ne pas oublier, ce jour, les trublions Shapov et TroyBoi entre autres, et surtout, la BIG surprise, dernier artiste non dévoilé et frenchy, qui selon son placement alphabétique, laisse fantasmer du DJ Snake, du David Guetta, voir le rêve ultime Daft Punk. Faites vos jeux !

Don Diablo, retour vers la Future (House).

Jour 3 / La promesse de puissance : Yellow Claw, Don Diablo, Afrojack & KSHMR.

Les festivaliers de l’an dernier doivent encore avoir l’oreille qui tremble et les yeux qui brillent après le closing exceptionnel de DJ Snake. Offrir le dernier set au duo démentiel Yellow Claw, c’est la promesse d’obtenir un feu d’artifice de basses et une déflagration de flashs stroboscopiques dans la face qui nous anesthésiera la cornée et la rétine jusqu’à la prochaine édition. Pour succéder au dieu serpent, beaucoup avait misé sur Skrillex ou Diplo ou leur Jack Ü, pour retrouver cet electro si particulière alliant hardcore, pop bass, trap ou moombahton, c’était oublié l’une des références du milieu : les lunaires Yellow Motherf*cking Claw.

Yellow Claw, fêtes des mères en prévision.

A leurs côtés, les djs stars EDM, Afrojack et KSHMR ne resteront pas de marbre. Tous deux réputés pour leurs sets violents et mélodieux à la fois, ils sont tout simplement ceux dont la hype a été la plus haute au récent Ultra Music Festival de Miami. Ajoutons à cela, l’empereur de la Future House, genre le plus plébiscité ces dernières années, j’ai nommé Don Diablo, et on obtiendra un dernier jour qui s’annonce dantesque à l’EMF. Quand on lit certaines réactions sur les réseaux sociaux par rapport à la promesse d’un tel line up, on se dit que le festivalier français parait bien exigeant…

En bonus : Une Techno Stage de malade !

Vous pensiez venir à un gros festival EDM, vous allez réviser votre jugement sur l’EMF. Rien de moins que The Martinez Bros en B2B avec Seth Troxler, Apollonia, Marc Romboy, Dominik Eulberg, Oxia, Agoria, D’julz, Nicolas Masseyeff ou encore l’incroyable live de Stephan Bodzin, voilà le programme assez démentiel que nous fournira pendant 3 jours la Techno Stage d’Electrobeach. Huge !

Préventes : Electrobeach Tickets

 

Jean-Marie Siousarram
Manipulateur de mots pour la presse web depuis quelques années. Cinéphage compulsif, féru de culture en tout genre, de voyages, de musique électronique, de foot. Rejeton de Chaplin, Hitchcock et Fincher.

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