Suivez le flux RSS

Palindrome, Galerie de Roussan, à Paris

[ 0 ] 16/12/2011 |

Paula Castro – Mathieu Bonardet – Jacob Peter Noordman
2 décembre 2011 – 7 janvier 2012

Née au printemps dernier, mais que l’on ne présente presque déjà plus, la Galerie de Roussan fait partie de la rue Jouye-Rouve, nouveau laboratoire d’un art contemporain jeune et audacieux …

Découvreuse de talents donc ligne à risques, tournée vers un art qui se cherche, se réfléchit. De celui qui ne s’offre pas d’un seul coup d’œil, mais en s’approchant, reculant, s’arrêtant..

Et pour clore cette première année, la Galerie de Roussan présente sa première exposition consacrée au dessin contemporain.

Jusqu’au 7 janvier, ce sont Paula Castro, Mathieu Bonardet, et Jacob Peter Noordman, trois jeunes artistes internationaux, qui nous proposent leurs visions du monde, repensées au travers la figure du palindrome.

Paula Castro, Peltolithe expandido, 2011, encre

« Palindrome : se dit d’un mot, d’un vers, d’une phrase que l’on peut lire indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche » nous dit-on.

Invitation directe à entrer dans l’univers du mot, et du coup de crayon vaguement surréaliste.

Mathieu Bonardet, Sans titre, 2011 Polyptique, mine graphite       

Mot valise – tout peut finalement s’envisager dans un sens et son inverse, pourvu que ce soit suggéré – c’est à la fois un prisme précis et transcendant.
Figure littéraire appliquée à l’art plastique et à l’image en particulier, elle devient un concept où tout peut s’accorder : l’œil éprouve l’œuvre comme une toile, recherche les liens, les emmêle, les démêle.. et la relie à une autre, puis à une autre…afin d’en faire son propre tissu. Le regard de chacun fait de la galerie son territoire, sa zone de connaissance intime.

  Jacob Peter Noordman, Sans titre, 2011, mine sur papier

Là où Paula Castro exacerbe le détail et vient révéler un en-deça délicat et poétique, Jacob Peter Noordman vient signifier l’étrange de la forme, vient confronter l’Objet. Mathieu Bonardet construit quant à lui un mouvement vague et large, par lequel il pointe les failles de la Limite, évoquant ainsi une zone d’angoisse et ouvre doucement un mur…un mur ? Vous avez vu un mur ?

Le Palindrome s’envisage ici comme un protocole : on combine, on l’aura compris, le mouvement, l’espace, le temps selon son intuition. Et l’aléatoire, c’est jubilatoire. Travail du regard et du regard imaginé, le montage est aventureux.

Sens dessus, sens dessous, ces paysages intimes et mystérieux sont disposés de façon intrigante : tantôt retournés, suspendus, flottants, dans un angle, au plafond… Une scénographie curieuse, qui plonge le spectateur dans un environnement profondément modifié.
Pour faire simple, c’est le plaisir de la recherche que l’on retrouve dans cette exposition. Le plaisir de l’analogie. Et on a envie d’en parler. Les liens, on les fait, on les invente. Voilà, c’est un moment où l’on crée du lien.

Palindrome, Galerie De Roussan

10 rue Jouye-Rouve-75020

Blog de Caromaligne : ici

Caromaligne

 


Laisser un commentaire




Si vous voulez montrer une photo avec votre commentaire, aller chercher Gravatar.