Paris-New York, New York-Paris de Raphaël Drommelschlager
Paris – New York, New York – Paris est un One Shot sorti en août dernier aux éditions Casterman entièrement réalisé par Raphaël Drommelschlager (scénario, couleurs et dessins). Un One Shot qui aurait pu ne pas en être un : la BD se découpe en effet en trois parties distinctes. Un triptik articulé autour de trois personnages centraux , chacun étant représenté par une couleur : bleu, rouge et vert. Une idée simple mais qui est très bien exploitée et donne tout son charme à cette BD bi-chromatique.
L’histoire, parlons-en conte les mésaventures d’un riche hommes d’affaires en phase de mourir… Gaspard de Saint Amand, patron de la World « G » Company, l’un des hommes les plus influents du business international, fête ses 40 ans à New York. Mais ce jour-là, tout s’effondre. Son médecin lui annonce qu’on vient de lui déceler une tumeur au cerveau. Il lui reste tout au plus six mois à vivre. Effondré, Gaspard décide de consacrer cette brève période à un seul objectif : renouer avec Anna, la jeune femme qu’il a autrefois passionnément aimée, et qu’il n’a jamais oubliée. Il ne peut pas, toutefois, recréer de tels liens directement. Anna en effet, qui vit à Paris, se refuse à tout contact avec Gaspard, qu’elle tient pour responsable de la mort de son frère. Mobilisant toutes les ressources de son immense fortune, Gaspard met au point un plan complexe afin de reconquérir malgré tout la jeune femme par procuration : le propre frère de Gaspard, Mathieu, entre en scène.
Le scénario débute avec une certaine lourdeur, accompagné de tous les clichés auxquels peuvent renvoyer les personnages et leur monologue sans réel intérêt… Mais l’ensemble est vite relevé par une mise en scène aussi mesurée qu’efficace. Si l’attention du lecteur a tendance à s’égarer par endroit, la lecture est loin d’être un supplice et réserve même sa petite surprise. On en garde un souvenir convenable, ni plus, ni moins.
Un bon souvenir également du graphisme simpliste et forcément épuré de cette BD aux noir et blanc filtrés d’une couleur alternative (rouge, bleu, vert) et thématique. Les traits du dessinateur-scénariste sont donc forcément mis en exergue et ce n’est malheureusement pas forcément un as en cette matière. On regrette notamment que les traits et les formes soient trop souvent irréguliers… Mais le concept de la bi-chromatie reste bien exploité, c’est un fait.
En Conclusion, ce One Shot n’a rien de prétentieux et nous fait passer un bon moment, en toute simplicité. Un polar classique dont il ne faut pas attendre autre chose qu’un polar classique. Ce qui n’enlève rien à son charme, bien sûr.





Avis bien partagé… pourtant les planches donnent envie de s’y plon-G !