Philippe MOISAN 8>17 novembre, à Paris

[ 0 ] 01/11/2012 |

Espace du 7 rue Froissart
75006 Paris
du 8 novembre au 17 novembre 2012

Philippe Moisan expose pour la première fois ses photographies à Paris, en novembre 2012. Pendant le mois de la Photo, il investit l’espace du 7 rue Froissart, où il accroche dix ans d’images recueillies au gré de ses voyages sur les cinq continents. Ses portraits sont des panoramas, des paysages de personnages. Ses visions de la ville et de la nature sont comme une respiration, c’est l’impression poétique qui guide son travail.

Entre ciel et terre
Philippe Moisan explore le monde et nous le livre en images. « Une fois parti, tout attise mes rêves, ma curiosité ; les mégalopoles, les déserts, les forêts équatoriales, les sociétés, les gens. Je dois voir, pour sentir, pour ne pas me sentir étranger. Lorsque j’ai découvert la photographie, elle s’est imposée à moi comme un vecteur évident dans cette quête du monde » révèle-t-il.
Depuis 25 ans, il vit entre ciel et terre, sans cesse bouleversé par les paysages qui l’entourent. Son Fuji 6×9 en main, il dissimule son émotion dans une photographie sans artifice, sans mise en scène ; « je shoote une photo, une seule. Mon sujet n’a pas le temps de rentrer dans une réflexion du pourquoi et du comment. Pas de pose. Neutre. L’absence donne de la puissance » explique Philippe Moisan. Il privilégie une vision globale, sans empathie et jugement. Pour lui, la distance est le seul moyen de se rapprocher.

Le monde comme terrain de jeux
« Où que je sois, je me sens chez moi! » explique Philippe Moisan.
Réalisés entre 2002 et 2012, les quatre-vingt dix tirages argentiques de cette exposition s’articulent en chapitres. Grands, moyens et petits formats s’assemblent autour de thèmes variés tels que « Titans » et « Vertiges », « Passages » et « Attentes », « Silences » et « Bétons », pris sur le vif.
Le paysage urbain et naturel tient une place importante dans son travail, sous forme d’état des lieux, il suscite chez le spectateur un goût de liberté, une curiosité esthétique. « Il recompose la ville comme la nature pour édifier un monde sensible qui se dérobe souvent aux yeux des promeneurs aveugles que nous sommes » commente Anne-Linne Roccati, spécialiste du photo-reportage et de la photographie plasticienne.
Enfant d’artistes, inspiré par la peinture du Caravage, de Munch et de Hopper, par la littérature de Paul Auster et par les grandes signatures de la photographie, Philippe Moisan nous dévoile, en toute incertitude, sa vision du réel.


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