Planète 51, un film (à oublier) de Jorge Blanco
Sortie en salles le 3 février 2010
Planète 51, dont nous vous avions déjà parlé en juillet dernier (?!) dans ce petit billet nous laissait légèrement sceptique quant à la nouveauté proposée. On a donc vérifié nos impressions. Autant dire du vide, et de l’humour gentillet qui ne fait rire personne, mis à part les 3-4 ans. Le film, réalisé par Jorge Blanco (un inconnu?) et doublé entre autre par Vincent Cassel lui-même, ouvre le bal par l’arrivée soudaine d’un extraterrestre sur la paisible planète 51, où l’harmonie règne parmi les habitants aux trois doigts et antennes vertes. Cet extraterrestre, Chuck, n’est autre qu’un terrien échoué ici à la recherche d’une nouvelle planète inhabitée pour les siens. L’homme sème d’emblée la panique dans le petit village où s’est posée sa fusée. Les hommes verts fuient de toute part, et Chuck trouve à se cacher avec l’aide de Lem, un jeune garçon local doté d’une âme charitable et passionné par la conquête extraterrestre.
Sur fond de rencontre du troisième type sans aucun intérêt, une course poursuite s’engage alors entre les services secrets et l’armée de Planète 51 et Chuck qui tente désespérément de regagner son vaisseau pour s’échapper de cette maudite planète… Le scénario n’est pas plus niais que d’autres grands films d’animation, et ce ne sera évidemment pas notre critère principal pour retenir de ce film tous les plus gros défauts du monde.
Pour être tout à fait clair, Planète 51 n’ose rien. Le film ne sort pas de son carcan d’invasion extraterrestre. Il ne se dote d’aucun gag percutant, d’aucune drôlerie ni d’aucune action qui retienne l’attention du spectateur. Les scènes se suivent et se ressemblent comme une succession d’évènements dont on attend la fin avec une patience qui puise toutes nos forces. Usés par l’effort que nous n’aurions sans doute pas du maintenir aussi longtemps, notre critique en ressort sans doute alourdie. Mais nous pouvons l’affirmer : ce film n’est qu’une proposition vide de sens. Une proposition qui s’adressera aux plus jeunes et qui oublie les doubles sens ou autre jeu de l’esprit (clins d’oeil…) qui ont fait la réussite d’animations bien connues (Schreck…).
La mise en scène est de plus assez chaotique, comme si elle cultivait l’ennui provoqué en s’enlisant dans des plans à l’eau de fleurs fanées totalement dépassés pour ne pas dire irritants. Une niaiserie qui dépasse ce qui nous avait été donné de voir depuis longtemps. Les personnages sont tous dotés d’une naïveté sans nom, le coeur sur la main à la manière de ces Bisounours que l’on a tant aimés jadis (un peu de nuance ne tue pas).
Les personnages sont d’ailleurs, comme le background en général, d’une pauvreté graphique rarissime. Trois doigts verts n’ont rien de créatif en matière d’extraterrestre, sans compter les cheveux bananisés et l’affreux design de Chuck, l’humain. Les traits sont si peu expressifs que l’on a du mal à se transposer, pour ne dire que cela.
Planète 51 vous fera regretter de ne pas avoir préféré un petit apéro (pastis…mouhaha..) plutôt qu’un ciné. On en ressort vert (mouhaha bis…) de dégoût au sortir d’un film qui cumule les grossièretés sans l’once d’une créativité. Comme un étudiant compile des images pour archivage : un travail ordonné, qui ne dépasse pas et suit un schéma directeur pré-établi. Mais un travail qui n’a pas été compris et un résultat affreusement ennuyeux.






eh bien, ça ne fait pas rêvé en effet! peu étonnant mais bon, on pouvait croire à une bonne surprise…
Ca taille dans le style – jolis clins d’oeil (Bisounours !) et du mouaha convaincant ! Faisait longtemps qu’on t’avait pas vu en forme comme ça !!
T’as vu ça?! la classe internationale mes blagounettes ! J’adooore ! C’est bon çaaaaa !
Je ne suis pas du tout d’accord avec votre critique. Je viens de voir le films avec mon fils de 10 ans et nous avons bien ri, comme d’ailleurs beaucoup de gens dans la salle et ils n’avaient pas tous 4 ans. Je ne dis pas que c’est une chef d’oeuvre, mais l’idée d’inverser les rôles et de faire d’un humain, un alien est plutôt drôle. Quand au traité graphique, il n’a rien à envier au films de Pixar ou Dream works.