Projection / Création musicale électronique, Lundi 19 septembre à 20h30 : Auditorium du Louvre

[ 0 ] 28/07/2011 |

Wunder der Schöpfung
de Hanns Walter Kornblum
© Filmmuseum München

Électron(s) Libre(s)
Wunder der Schöpfung (Les Merveilles de la Création) Film muet de Hanns Walter Kornblum
Création musicale électronique d’Andrea Agostini Commande du musée du Louvre All., 1925, 92 min, teinté, vostf Avec Margarete Schön, Theodor Loos, Paul Bildt…
Copie restaurée du Filmmuseum de Munich (projection numérique) Coproduction musée du Louvre et Ircam-Centre Pompidou Dans le cadre de la première édition de Suona Italiano, projet de promotion et
diffusion de la musique italienne en France.

Dans le cadre du programme Électron(s) Libre(s), qui confronte les matières sonores et visuelles pour générer des énergies nouvelles, le musée du Louvre a passé commande au compositeur Andrea Agostini (né en 1975) pour l’accompagnement du film muet Wunder der Schöpfung.
« Le plus grand bonheur de l’être pensant est d’explorer l’impénétrable et d’admirer en silence l’insondable » Goethe Oeuvre atypique et protéiforme, Wunder der Schöpfung offre un curieux mélange de rigueur scientifique et de poésie, alliant séquences d’animation reproduisant le ballet des planètes dans nos espaces infinis et scènes de science-fiction figurant la future conquête spatiale.
Le film est l’oeuvre d’un cinéaste allemand assez peu connu, Hanns Walter Kornblum (1878-1970), qui réalisa et produisit de nombreux films, principalement éducatifs, dans les années dix et vingt. On lui doit notamment, en 1923, une tentative assez convaincante d’illustration, par les ressources du cinéma, de la théorie de la relativité d’Einstein. Un an plus tard, il réunit autour d’un projet d’une même ambition scientifique une équipe de quinze spécialistes des effets spéciaux et de neuf cameramen. Tout à la fois état de la connaissance en astronomie et regard visionnaire, Wunder der Schöpfung, dont la première a lieu avec succès le 14 septembre 1925 à Berlin, suit de peu la sortie d’Aelita de Protazanov (1924) et précède de deux ans le Metropolis de Fritz Lang (1927). Tous trois témoignent de l’intérêt porté par l’époque à l’anticipation.
La restauration de Wunder der Schöpfung, menée en 2009 par le Filmmuseum de Munich, est issue de deux matériaux : une copie positive d’époque, colorisée, de 1.714 mètres, avec cartons en suédois et en finnois, provenant des Archives de Helsinki et un négatif nitrate de 497 mètres, avec sous-titres provenant de la Cinémathèque de Berlin. Le texte manquant des intertitres allemands a été retrouvé dans les archives de la censure allemande, aux Archives suédoises.

© Lilith Grassi

La création musicale d’Andrea Agostini
« On peut imaginer une musique de film qui soit accompagnement, commentaire, interprétation d’un film ; qui en souligne l’émotivité, ou les connotations et les références culturelles. Wunder der Schöpfung ne demande rien de tout ça. L’immensité de son sujet, rien de moins que l’univers entier ; la précision scientifique – quoique parfois contredite ou complétée par des découvertes postérieures – et, en même temps, la puissance de suggestion du texte ; la beauté absolue des images, l’étirement surhumain du temps, l’élégance d’une dramaturgie qui nous mène de la préhistoire aux instants finaux de notre monde, et de notre monde aux plages ultimes de la galaxie : les qualités de ce film qui ne ressemble à aucun autre refusent toute approche explicative, et plus encore tout regard bienveillant plus ou moins postmoderne. J’ai donc voulu imaginer une musique qui respire au rythme du film, parfois en en suivant précisément le montage, parfois en dessinant de longues arches qui embrassent des séquences entières ; qui résonne avec les images, plutôt que d’essayer de les décrire ; et dont l’objectif est de refléter, et peut-être d’amplifier cette représentation étonnante des géométries éternelles du mouvement des planètes, de la chaleur brutale des soleils, des machines merveilleuses, prodiges de la science et de la technique, et du chemin de l’humanité vers la connaissance. »
Andrea Agostini (juillet 2011)

Andrea Agostini Né en 1975 à Bologne (Italie), Andrea Agostini étudie la composition auprès d’Alessandro Solbiati, Giovanni Verrando et Paolo Aralla, la musique électronique auprès de Lelio Camilleri, ainsi que le piano. Il se perfectionne dans les masterclasses d’Ivan Fedele, Brian Ferneyhough, Michael Jarrell et François Paris entre 1999 et 2006. En 2008-2010, il suit le Cursus de composition et d’informatique musicale de l’Ircam. Andrea Agostini compose des oeuvres de musique instrumentale, électroacoustique et mixte, qui sont primées dans des concours internationaux. Il reçoit des commandes d’institutions telles que l’État Français en 2007 et sa musique est donnée dans le cadre de nombreux festivals (Musica à Strasbourg, Mito et Sincronie à Milan, IMEB à Bourges, MIA à Annecy, Spark à Minneapolis…). Sa curiosité pour les différents langages musicaux le conduit à travailler dans les domaines du rock et des musiques improvisées, et à s’intéresser à des traditions musicales extra-occidentales. Il collabore ainsi avec le groupe de rock Frida X comme bassiste, arrangeur, programmateur et ingénieur du son. Il réalise également des oeuvres pour le théâtre, le cinéma et la radio ainsi que l’électronique en temps réel et la captation du mouvement pour C-Project, groupe spécialisé dans la sonorisation de spectacles de théâtre. Il travaille également pour la sonorisation d’expositions d’arts plastiques. Comme interprète, Andrea Agostini collabore notamment avec les ensembles Icarus et l’Orchestre national de la RAI de Turin, pour des concerts et des enregistrements d’oeuvres de Fausto Romitelli, Giovanni Verrando et Oscar Bianchi. Par ailleurs, il est enseignant à l’école de musique de Bologne

NB : prochaine séance le mercredi 23 novembre à 20h30 dans le cadre de « Le Louvre invite Jean-Marie Le Clézio »
La Passion de Jeanne d’Arc, film muet de Carl Theodor Dreyer et Création musicale éléctronique de Bo’tox commande du musée du Louvre (2011).

Informations pratiques
Informations
- Louvre
01 40 20 55 55
www.louvre.fr
- Ircam
01 44 78 48 16
www.ircam.fr
Réservations
- Louvre
01 40 20 55 00
- Ircam
01 44 78 12 40
www.ircam.fr
- Fnac
www.fnac.com/ 0 892 68 36 22
Auditorium du Louvre
Accès par la pyramide du Louvre
et les galeries du Carrousel.
Tarifs
Plein – 10 €
Réduit – 8 €
Tarif jeune – 26 ans : 5 €


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Categorie: Actu Alitée

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