Punisher Max Tome 1, un album de Jason Aaron et Steve Dillon
Avec la série Punisher Max, une nouvelle ère commence pour le plus violent des héros Marvel. Pour les néophytes, c’est le policier Frank Castle qui se cache derrière le dénommé Punisher. Après le massacre de son épouse et de ses enfants par la pègre, le policier survit in extremis à l’attaque. Proche de la folie, il décide d’utiliser son passé de militaire pour décimer la pègre et « punir » tous ceux qui le méritent. Ainsi naquit le Punisher.
Étant un comics se voulant plus ou moins « réaliste », le Punisher est une série très violente, donc pour adultes (et ce tome ne déroge pas à la règle). Ce public mature a permis d’avoir de très bonnes histoires parues ces dernières années. Oscillant entre polar et drame psychologique (le héros reste douloureusement hanté par le massacre de ses proches) certains récits (les plus réussis) ont osé aller plus loin que les comics grand public. Livrant des histoires sombres à l’atmosphère glauque et s’adaptant au mieux à ce héros torturé. Inversement, cela a aussi incité des auteurs à côté de la plaque à traiter le Punisher comme un stupide « action-hero » juste bon à décimer du mafieux et à démembrer du gangster. Et ce, avec des récits insipides dénués de travaux sur la psychologie du personnage.
Désormais, après le run inégal de Garth Ennis au scénario, c’est Jason Aaron qui prend le relais. Et ce dernier s’en sort haut la main. En choisissant d’immiscer le héros au milieux d’intrigues mafieuses , Aaron réussit son pari et nous livre un excellent polar, violent certes mais à l’ambiance noire des plus réussies. Dans ce récit, le lecteur assiste à l’ascension du Caïd parrain de la pègre New-Yorkaise, et du rôle tenu malgré lui par le Punisher dans ses machinations. L’ambiance est excellente, les rebondissements bien amenés (le dernier chapitre est d’une dureté redoutable).
Et avec l’excellent Steve Dillon au dessin, le tout fonctionne parfaitement. Une très très bonne surprise donc de la part d’une franchise trop souvent mal exploitée. Aaron nous sert une histoire qui ravira les fans de comics comme les amateurs de bons récits policiers.
On met donc rapidement les tomes suivants sur notre liste d’achat et on se dépêche d’aller chez notre libraire.
Florent
Categorie: BD, Neuvième Art







