Rosmersholm de Henrik Ibsen, mis en scène par Stéphane Braunschweig

[ 4 ] 18/11/2009 |

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La pièce Rosmersholm du dramaturge Henrik Ibsen, jouée en ce moment au théâtre de la colline, est mise en scène par Stéphane Braunschweig qui prendra à compter du 1er janvier 2010 la direction de ce théâtre. Pour ceux qui souhaiteraient y assister, elle se joue jusqu’au 20 décembre 2009 puis du 09 janvier au 16 janvier 2010.
Dans la demeure rigoriste du pasteur Rosmer, les morts viennent hanter les vivants de leurs reproches.

La gouvernante Rebekka West est prête à tout pour arracher Rosmer au destin de sa lignée. Elle incarne pour lui l’espoir d’une vie autre, hors d’un monde normé. Mais bientôt tous deux anéantis par les transgressions et la culpabilité, ils devront rendre les armes.
Cette pièce offre un spectacle virtuose tant les personnages de Rosmersholm sont confrontés à de grandes questions existentielles qui touchent à des choix politiques, religieux, et moraux. La lucidité et la radicalité d’Ibsen y atteignent des sommets.

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Stéphane Braunschweig retranscrit remarquablement la tension tragique et les contradictions qui animent les protagonistes grâce à une direction d’acteurs subtile et sobre.
Dans une scénographie épurée au décor enduit d’un gris profond et nuancé, des portraits des ancêtres du domaine de Rosmer et quelques pièces de mobilier très monacales en constituent les seuls éléments. Elle en souligne ainsi un lieu à l’écart du réel et complètement confiné.

Le public est suspendu au jeu des acteurs qui sont tous parfaits de tension intérieure et d’intensité. Citons Claude Duparfait qui incarne avec force l’ex pasteur torturé et dévasté par son héritage familial et prêt à se libérer de ses entraves religieuses et philosophiques. Il incarne magistralement cette conscience en rébellion dont l’épanouissement ne peut advenir que dans la rupture. Rebekka sous les traits de Maud le Grevellec est juste de complexité et de renoncement.

A la question posée par cette pièce écrite en 1886 de savoir si l’on peut vivre sans idéaux ? La réponse du dramaturge Henrik Ibsen n’en n’est pas moins radicale et c’est là toute sa force intemporelle.

Quelques mots du metteur en scène :

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- Amaury Jacquet -


Categorie: Spectacles/Théâtre

Commentaires (4)

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  1. avatar C. dit :

    Sympa cette innovation du Théâtre, bien vu – ça manquait par chez nous !

  2. avatar E. dit :

    Même si c’est pas une innovation (???, alors C. !) c’est très sympa en effet de partager ces riches instants trop souvent réservés aux parisiens malheureusement… ou heureusement pour eux !

  3. avatar C. dit :

    Ouais bon, j’voulais dire… une innovation bien trop peu exploitée par chez nous. Ou qu’on aimerait voir plus souvent par chez nous. C’est plus Publik’ment-correct?

  4. avatar Amaury dit :

    mais la province devrait pouvoir en profiter aussi car il n’y aucune bonne raison qu’elle ne fasse pas une tournée…

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