Sacré Blanc ! hommage à Thomas Gleb, Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine, Angers

[ 1 ] 25/06/2012 |

Olga Boldyreff
La conquête de la couleur
Dimensions variables, environ 270 x 300 1996-2009 Crochet et tricotin
Coll. artiste © Yves Sabourin

29 juin – 18 novembre 2012
Musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine
4, boulevard Arago – 49100 Angers
www.musees.angers.fr

Né en 1912 (décédé en 1991) Yehouda Chaïm Kalman dit « Gleb » aurait eu 100 ans en 2012. Ses amis, sa famille et le musée de la tapisserie contemporaine d’Angers, en collaboration avec le centre de recherche Thomas Gleb (basé à Angers), ont souhaité lui rendre hommage.
L’exposition Sacré blanc ! Hommage à Thomas Gleb (1912-1991) invite une cinquantaine d’artistes contemporains sur le thème du blanc et du sacré, dont les créations seront mises en regard de l’oeuvre de Thomas Gleb. Le blanc comme moyen d’expression dans le textile, est la « matière colorée » qui permet de donner à l’oeuvre tissée de Thomas Gleb cette forme d’intemporalité qui s’unit dans la tradition mais aussi dans la modernité avec beaucoup d’aisance. Le sacré et l’Homme s’unissent au blanc pour exprimer non pas la neutralité ou le vide, mais au contraire, l’autonomie et la liberté. Le questionnement des plasticiens invités s’inscrit dans le même espace de création, celui d’une forme de pureté où le blanc n’est pas monochrome.
Certaines pièces de l’exposition nous rappellent cependant que le blanc se tâche parfois du rouge de la violence humaine…
Modernité par la couleur mais aussi par la variété des supports utilisés : la broderie, la céramique, la dentelle, le dessin, l’installation, l’ornement, la photo, la peinture, la sculpture, la tapisserie, le tissage et le vêtement.

 Anne-Lise Broyer
Rex Nemorensis (troisième chant)
350 H x 250 L x 250 l (tenture) 60×50 (chaque photo) 2012 Tentures : tissu occultant blanc, fil de fer
Diptyque : tirages gélatino-argentiques montés sous Diasec
Coll. artiste – courtesy La Galerie particulière, Paris © Yves Sabourin

Les artistes présents sont : Absalon, Amande In, Angélique, Artémis, Fabienne Auzolle, Olga Boldyreff, Anne-Lise Broyer, Monika Brugger, Jean-Marc Cérino, Monique Chapelet, Muriel Crochet, Cécile Dachary, Baptiste Debombourg, Marie-Noëlle Décoret, Marie-Noëlle Fontan, Jill Galliéni, Bernadette Genée et Alain Le Borgne, Josep Grau-Garriga, Marie-Ange Guilleminot, Daniel Henry, Françoise Hoffmann, Patrice Hugues, Majida Khattari, Nadine Lahoz-Quilez, Maria Loizidou, Marie-Rose Lortet, François Marcadon, Annette Messager, Françoise Micoud, Molénac,Cécile Monteiro-Braz, Catherine Noury, Roman Opalka, Philippe Parrot Lagarenne, Frédérique Petit, Christine Peyret, Simone Pheulpin, Denis Polge, Françoise Quardon, Jon-Eric Riis, Magali Rizzo, Nadia Sabourin, Yves Sabourin, Thomas Salet, Marjolaine Salvador-Morel, Mylène Salvador-Ros, Martine Schildge, Skall, Maïté Tanguy, Dominique Torrente, Kimiko Yoshida.

 Annette Messager
Histoire des robes
130 x 30 x 8,5 1990 Robe, cheveux, ficelles et épingles à nourrice
Coll. Jacqueline Frydman, Paris
© D. R.

Une histoire commune lie Thomas Gleb à la ville d’Angers. Elle a commencé en 1965 lorsque Pierre Cartron, qui dirigeait l’atelier de tapisseries de l’école des Beaux-Arts, proposait à ses élèves de tisser d’après des maquettes de Gleb. En 1968 le premier atelier de tapisserie d’Angers, l’ATA, commence une collaboration fructueuse avec Gleb. En 1987, huit mois après l’ouverture du jeune musée de la tapisserie contemporaine, une grande rétrospective lui est consacrée. En 1990, l’exposition « La tapisserie patrie de Thomas Gleb » salle Chemellier à Angers préfigure le don à la Ville d’une trentaine d’oeuvres tissées et sculptées. Une salle permanente dédiée à Gleb s’ouvre en 1991 ; la même année, le catalogue de la donation est édité. Lorsque Jean Kalman, son fils, verse les archives de son père au musée, une équipe de chercheurs classe et étudie ce fond, qui aboutira en 2001 à l’exposition « Gleb, Nouveaux visages Peintures, Tapisseries, Sculptures ».

 Martine Schildge
Palpitations
420 x 850, 2010, feutre naturel découpé
coll. artiste
© D. R.

Une nouvelle donation de Jean Kalman suivra en 2004, et une deuxième salle Gleb s’ouvrira dans les collections permanentes dès 2004. En préfiguration à l’exposition angevine, Jacqueline Frydman directrice du Passage de Retz à Paris a rendu un hommage à Gleb par une exposition « Blanche est la couleur » qui met en écho à l’oeuvre de Gleb, les réalisations d’artistes contemporains. Une grande partie d’entre eux seront également présents à Angers.
Le commissariat des deux expositions est assuré par Yves Sabourin, chargé de mission pour le textile et l’art contemporain au ministère de la Culture et de la Communication.
Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme et le musée du Hiéron à Paray-Le-Monial se sont associés à la célébration du centenaire. Le premier présentera cet été des oeuvres sur papier de Thomas Gleb autour des Douze tribus d’Israël, le second propose jusqu’au 30 décembre une exposition autour de Signe, oeuvre monumentale de l’artiste réalisée pour le carmel de Niort et conservée depuis la destruction du carmel dans ce musée.
Le musée de la tapisserie contemporaine d’Angers se réjouit de cette commémoration qui redonne à Gleb une place et un regard très actuel à son oeuvre revisitée par la création contemporaine.


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Categorie: Art Contemporain

Commentaires (1)

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  1. avatar AGOP dit :

    magnifique EXPO

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