Série TV « Manimal », l’intégrale de la série sort en DVD !

[ 0 ] 01/10/2012 |

MANIMAL – L’intégrale de la série

SORTIE EN DVD LE 18 OCTOBRE 2012

Prix de vente conseillé : 29,99 € TTC

FICHE ARTISTIQUE

Jonathan Chase – Simon MacCorkindale, Brooke Mackenzie – Melody Anderson, Tyrone « Ty » C. Earl – Michael D. Roberts, Lt. Nick Rivera – Reni Santoni, Le narrateur (VO) – William Conrad

SPECIFICITES TECHNIQUES

3 DVD / 1983 / États-Unis / 8 épisodes / 1 x 90 minutes et 7 x 45 minutes / langues : français – anglais / sous-titres : français

Pas de bonus

SYNOPSIS officiel :

Le séduisant Dr. Jonathan Chase, professeur en criminologie et spécialiste d’ethnologie possède l’extraordinaire capacité de se métamorphoser en l’animal de son choix. Grâce à ce don fantastique et ses connaissances scientifiques il assiste la police de New York dans des enquêtes périlleuses, secondé par la brillante détective Brooke McKensie. Seul Tyrone ‘ Ty’ Earl, un ancien agent de renseignement auprès duquel Chase a combattu au Vietnam, connait cet étonnant pouvoir…

Voilà une nouvelle qui va ravir les fans de séries américaines des années 80 : débarque dans les bacs (et pour la première fois en France sur support dvd) l’intégrale de la série Manimal, soit huit épisodes en tout et pour tout (!), dont le pilote d’une durée sensiblement plus longue. Huit épisodes seulement, cela fait court pour une série tv de ce type. Et pour cause, le producteur Glen A. Larson l’ayant stoppée prématurément faute de budget suffisant lors de sa diffusion (aux USA en 1983 et en France en 1985 sur FR3). D’autres séries ont connu le même triste sort à l’époque comme Tonnerre mécanique, arrêtée au bout de 13 épisodes (Manimal devait pourtant n’en compter que 12 au total). Les deniers de la production ayant été injectés pour l’essentiel dans les formidables effets spéciaux et maquillages confectionnés par Stan Winston, effets imposés par une histoire voyant notre homme-animal, un « yuppie » très argenté au brushing et au costume toujours impeccable (hum), hériter de son paternel du pouvoir singulier de prendre physiquement la forme de n’importe quel animal selon ses besoins (d’où son nom de «Homme-animal », autre titre français), Malgré leurs aspects répétitifs, les métamorphoses du héros en panthère noire ou en buse, saisissantes pour l’époque, restent encore impressionnantes, pourtant conçues en « animatronique », technique dont Stan Winston – décédé le 15 juin 2008 – a donné ses lettres de noblesses aux côtés d’autres artisans géniaux comme Rob Bottin (The Thing, Hurlements). Pour rappel on lui doit les effets de Predator, Aliens : Le Retour, la saga Terminator ou encore Jurassic Park….. Rien que ça !

A ajouter également au crédit qualitatif de la série, l’excellent thème musical signé du compositeur Alan Silvestri (Abyss, Retour vers le futur, La série Starsky et Hutch) que l’on entend au générique et durant la plupart des nombreuses scènes d’action : poursuites, fusillades et même des combats de kung-fu (!) dans l’un des meilleurs épisodes, montrant notre héros apprendre les arts martiaux en s’inspirant des techniques de défenses et d’attaques des… animaux.
Pour le reste, bien que la série accuse ses années, elle demeure sympathique et agréable à suivre, en partie grâce à son trio d’interprètes principaux – Simon MacCorkindale, Melody Anderson et Michael D. Roberts – et à la présence de quelques seconds rôles savoureux – Ursula Andress (James Bond 007 contre Dr. No), Richard Lynch (L’Epouvantail) ou David Hess (La dernière maison sur la gauche) – ainsi qu’à une bonne dose d’humour. Certaines péripéties manquent cependant de crédibilité, sacrifiant la rigueur dramaturgique au profit de raccourçis et facilitées scénaristiques impardonnables, ce qui a valu à Manimal d’avoir été classé en 2002 à la quinzième place des pires séries télévisées de tous les temps selon un sondage de TV Guide aux Etats-Unis.

Au-delà des qualités d’écriture et de mise en scène parfois discutables au regard d’autres séries de la même période comme Magnum, V : les visiteurs ou L’homme qui tombe à pic, ce qui a fait le succès – relatif – de Manimal lors de ses diffusions télévisuelles, c’est son concept pour le moins inédit de la métamorphose animalière. Même si cette dimension a été traitée de nombreuses fois dans le genre fantastique, c’était toujours sous la forme de créatures fantasmagoriques, monstres ou super-héros tel que L’incroyable Hulk ou Le loup-garou. La force de ce thème proche de L’île du docteur Moreau de H.G. Wells permet de parler du rapport de l’homme moderne et civilisé face à la faune et la nature, de ce que des années de civilation n’ont cessé d’éloigner et manquer de considération. A l’heure où l’écologie et le respect de la nature est plus que jamais d’actualité, le message que délivre la série envers le monde animal, comme un instinct originel perdu que l’homme doit apprendre à réacquérir, conserve une force intacte.

Le format 16/9ème n’était pas encore la norme des téléviseurs en 1983 et il faudra jouer avec la commande de zoom pour remplir le cadre de son écran plat, heureusement la netteté et la propreté de l’image compense cette manipulation contraignante. Bien qu’imparfaite et beaucoup trop courte, il serait malgré tout dommage de bouder la redécouverte d’une série télévisée comme Manimal, bien que considérée avec un peu de surestimation comme « culte » elle demeure un agréable divertissement. Le DVD sort ses griffes le 18 octobre, à rugir de plaisir !

Thierry Carteret


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Categorie: Séries TV

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