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Avec pas moins de 87000 entrées pour son premier jour d’exploitation, on peut dire que le succès est au rendez-vous pour le blockbuster de Guy Ritchie. Un blockbuster certes, mais un bon !

La recette est simple : prenez deux des acteurs les plus « bankable » du moment, faîtes-les camper l’un des binômes les plus populaires du siècle dernier, ajoutez-y un méchant charismatique pratiquant la magie noire, une jolie fille, des combats à mains nues et quelques explosions et vous obtiendrez ce résultat, le Sherlock Holmes de Guy Ritchie.

Avec une réalisation millimétrée et des décors grandioses, ce film est un pur divertissement. Dans une Londres crasseuse, le héros à la déduction sans faille et son fidèle Watson (qui d’ailleurs, ne peut se résoudre à laisser Holmes se débrouiller dans son enquête afin de s’occuper de sa gentille fiancée) nous entrainent avec eux dans leurs sombres aventures.

Plus qu’une énième adaptation des romans d’Arthur Conan Doyle, Guy Ritchie a choisi de porter à l’écran le comic book de Lionel Wigram, qui loin de se focaliser sur Holmes le « gentleman », prend en compte son côté boxeur dépressif à l’hygiène déplorable. On découvre donc un Holmes bien différent de l’image proprette dégagée par les adaptations des années 30. Il est véritablement dépoussiéré. Et pour ce faire, il fallait bien la vision moderne du réalisateur de Snatch, qui nous ressort ses savoureux effets de ralentis/accélérés dans des combats brutaux où le plus costaud d’apparence est rarement le gagnant.

Le duo Robert Downey Jr./Jude Law est prodigieux. Les deux acteurs ont trouvé une alchimie géniale soutenue par des plans comiques (voir photo ci-dessus) qui fonctionnent à la perfection. Les dialogues et les situations sont drôles et on ne s’ennuie pas une seconde. Robert Downey Jr. vient d’ailleurs de recevoir un Golden Globe pour sa prestation toute en mimique et en gestuelle maniérée du légendaire détective.

Enfin, mention spéciale à la musique originale d’Hans Zimmer, décalée à souhait et nominée pour plusieurs récompenses, notamment aux Oscars.

Un Sherlock Holmes musclé et calibré donc, mais ma foi bien agréable. Vivement le deuxième !

- Caroline Mrowicki -

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One Response to “Sherlock Holmes ou l’art du divertissement”

  1. E. E. Dit:

    Mouais, moi les films de ce genre, c’est pas mon truc… Mais ton billet est bien monté.

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